Chroniques

  • La mort surfe sur la coke - Rémy Lasource

    Mort surfe

    Arnault est dur avec lui-même comme le dit Thierry, son ami maître-nageur. Mais c’est plus fort que lui. À la moindre injustice, tout vole en éclat dans sa tête : sang-froid, calme, patience. La hargne s’empare de lui et le transforme en bête sanguinaire.

    Le pire, c’est qu’il aime autant qu’il déplore ces accès de rage qui le submergent. Sans doute, sa qualité d’ancien flic est-elle une des raisons de ses violents débordements. Il a quitté le métier parce qu’il y avait trop de paperasses, trop de comptes à rendre.

    Aussi, quand il traque l’assassin de Margaux, ou le pyromane qui s’en est pris à Mathys, il ne fait pas bon se trouver sur son chemin. Maéva, l’amie de la jeune surfeuse, Azni, la jeune Tchétchène qui le connaît depuis longtemps, et Chamane dont on ignore s’il est un chien errant ou un esprit protecteur le savent bien.

    Dans le fond, n’est-ce pas pour ce qu’il est, un loup dangereux au cœur tendre, que Claire, sa douce compagne, en est amoureuse ?

    Résumé :

    En repêchant le corps de Margaux dans les vagues, Arnaud, ex flic, ne croit pas à la version de la noyade accidentelle. C’est en fouillant le passé trouble de la victime, une mannequin surfeuse vendant des photos de charme sur les réseaux sociaux, qu’il suit la piste d’un client riche protégeant farouchement son anonymat. Jusqu’à une salle de jeux clandestine où l’on gagne d’étranges trophées. Alors que des vendeurs d’armes fichés au grand banditisme lui tournent autour, Arnaud comprend qu’il piste pour eux un narco trafiquant, en plus de rechercher un meurtrier. Dans une course où personne ne sait qui traque l’autre, l’ex flic compte sur la présence d’un vieux chien abandonné pour le sauver, que certains voient comme un esprit des dunes. Mais débusquer un tueur a un prix, une vérité qui se rappellera tardivement à Arnaud. 6è tome de la série, ce roman peut se lire indépendamment des autres.

  • Pignes... et Revirements - Carole Meudic

    Couv pignes et revirements 1

    « J’ai rencontré quelqu’un… » Tu parles ! Pour ne pas subir la torture d’un confinement citadin, Clémence était partie dans le sud-ouest avec Auguste et Manon. Lui devait rester à Paris, pour le travail. Un bon prétexte. Il avait enfin du temps à consacrer à sa blondasse de maîtresse, en toute liberté. La séparation avait été fatale pour le couple ; l’autre lui avait sauté sur le grapin. Divorce. Changement de vie. De Parisienne, devenir Landaise. Vous imaginez le dépaysement…

    C’est donc dans une ambiance de roman Feelgood que semble nous conduire Carole Meudic. Clem découvre Biscarosse, les forêts de pins, les lacs, la nature qu’elle parcourt avec son chien. Elle rencontre Maria Lopez, une voisine d’origine espagnole, un peu sauvage et difficile à cerner.

    Au fil des pages, cependant, tandis que Clémence apprend à oublier Paris et s’habitue à la beauté brute des Landais et épouse leurs traditions, le personnage de Maria se dévoile. Quelles cicatrices cherche-t-elle donc à cacher ?

    En fin de compte, une place importante est octroyée à la psychologie féminine, dans ce bon roman que je vous recommande.

    Résumé :

    Clémence a tout plaqué. Ou c’est plutôt Bruno, son mari, qui l’a plaquée. Il y a quelques mois encore, elle menait une vie confortable de bobo parisienne. Sur un coup de tête après le divorce, la voilà qui part s’installer dans un petit village des Landes. Elle est seule. Elle ne connaît personne. Elle a cinquante ans. Elle doit refaire sa vie.

    A près de trois mille kilomètres de là, aux Canaries, Maia, victime de la violence de son mari depuis des années, panse ses blessures à l’hôpital de Lanzarote. Il s’en est fallu de peu que cette dernière rixe ne lui soit fatale.

    Deux destins. Deux destins de femmes, combattantes, qui doivent se reconstruire et écrire un nouveau chapitre dans leur vie.

    Carole Meudic nous tient en haleine avec un récit en écho, au rythme enlevé, dans lequel elle pose un regard sensible et drôle sur la femme d’aujourd’hui.

  • E viva la Chiavatura - Le Vidame de Loches

    Couv e viva la chiavatura

    « E viva la chiavatura » est avant tout un éloge de la beauté plastique, qui attise les sens et affole la raison. Ne devrait-on pas d’ailleurs parler d’Art Plastique, quand il s’agit d’un hommage à Delacroix ?

    Le Vidame de Loche est peintre du désir. Le corps est déshabillé, montré nu, sans fausse pudeur. C’est d’une plume fine qu’il trace les fantasmes de l’adolescent, les rêves du voyeur, les films de l’obsédé. Et derrière ses traits, se tapissent des sentiments forts, comme la puissance érotique d’un regard amoureux partagé, la sensation de néant quand le sexe a quitté l’amour.

    J’ai beaucoup aimé ce « Je lui appartiens » qui rend la « Soumission véritable » et rappelle la passion unissant Éléa et Païkan dans « La nuit des temps » de Barjavel. J’ai été amusé par ce roi du monde qui s’envole du haut d’un gratte-ciel newyorkais. J’ai trouvé sensuelle « La fermeture Éclair » avant qu’elle devienne fétiche sadomaso.

    J’ai apprécié, tout au long de ce recueil, l’amour respectueux du partenaire sexuel, en particulier dans « Le dîner silencieux » qui montre la puissance érotique d’un regard amoureux complice, ou la tendresse sensuelle que peut provoquer une assiette mal lavée.

  • Entre les morts et les vivants - Joël Mansa

    Couv entre les morts et les vivants

    Jean est le deuxième des trois fils Mancilla. Il ne sait rien faire de ses mains. Toujours à lire ou rêvasser et à se rebeller, il refuse de suivre le droit chemin. Celui du travail manuel, utile, viril. Sa mère ne lui cache pas que son comportement est la cause de la violence de son père. Il est nuisible, comme un corps mort au milieu des vivants.

    C’est la peur, tatouée à l’intérieur de son ventre, qui l’accompagne lorsqu’il doit quitter le logement parental, à quatorze ans. Il ignore tout de la tendresse, de l’attention, de la compréhension, de l’amour que vont lui apporter les belles personnes qui l’accompagneront sur son chemin d’éveil.

    Sa soif d’apprendre n’a d’égal que son incommensurable envie de vivre accepté, compris, apprécié. Cependant, il reste habité d’une peur honteuse, tache indélébile qui l’empêche « d’être heureux, léger, enfin. »

    Sous la plume de Joël Mansa, Jean nous choisit comme confidents de son voyage initiatique. « Parler de ses peines, c’est déjà se consoler », disait Albert Camus. Mais parler de sa douleur est-il guérir, et de son enfance pardonner ?

    La mort est un cœur qui bat en silence.

    Résumé :

    Jean Mancilla, dans un récit comme une confidence, raconte les 25 premières années de sa vie. Enfant en proie à la violence paternelle, perdu face à l’indifférence maternelle, il est, malgré son goût de la lecture, sa passion pour la poésie et ses aptitudes aux études, retiré de l’école dès 14 ans pour être mis en apprentissage. Nous sommes dans les années 1970. Personne ne s’interposera entre le père et le fils, personne ne protégera le narrateur de cette histoire.

    Pourtant dans ce roman aux nombreux rebondissements, malgré les épreuves les plus difficiles que la vie lui inflige, les expériences et aventures du héros le conduiront à se reconstruire grâce à des rencontres hors normes et salutaires pour lui. Sa vie dans un monastère bénédictin, son désir d’apprendre, son regard aigu sur le monde, sa capacité à aimer, sa volonté de survivre dans les pires situations font de ce livre un véritable hymne à la vie.

    Petit, on comprend tout. Ce n’est pas la peine de croire à l’innocence qui arrange bien ceux qui la détruisent, je n’ai jamais été dupe de rien.
    Un roman construit comme un road movie, d’apprentissage et initiatique, une aventure à travers le monde d’un enfant détruit par la violence des adultes et qui se reconstruit grâce à des rencontres hors normes et salutaires.

    En une série de scènes qui s’enchaînent sous la formes de petites paragraphes indépendants, qui en font l’originalité, tant sur la forme que le fond, Entre les morts et les vivants est un roman d’apprentissage au sujet aussi bouleversant qu’actuel : la violence faite aux enfants.

  • Les fantômes se lèvent toujours à l'Est - Emmanuel Gallant

    Couv les fantomes se levent toujours a l estC'est une véritable leçon d'humanité, au sens intemporel du verbe être, que nous propose Emmanuel Gallant dans ce grand roman d'imagination sur fond d'Histoire tragique.
    « Les fantômes se lèvent toujours à l'Est. » Martin le sait bien qui, orphelin désemparé, amoureux rejeté de Flora, quitte un occident au présent futile pour étreindre le passé douloureux des innocentes victimes de tortionnaires avides de suprématie.
    Plus que frôlé par la mort, Martin est habité des âmes volées par les bourreaux Ishii-sama et son héritier Yukio Chiba, qu'il doit combattre et anéantir. du mur de Berlin à l'unité 731 d'Haerbin, son périple s'apparente à un voyage chamanique. Mais est-il vraiment le nouveau maître des morts, digne de recevoir les carnets de Lune et de Nikolaï ?

  • Du crépitement sous les néons - Rémy Lasource

    Couv du crepitement sous les neons

    Peut-être connaissez-vous le roman « Du crépitement sous les néons », paru aux éditions Ex-Aequo en 2017. Si vous ne l’avez pas lu, vous pourrez bientôt le voir sur les écrans.

    J’ignore comment FGKO, les deux complices réalisateurs, parviendront à traduire cette envie d’être noir, comme le chantent si bien Claude Nougaro ou Nino Ferrer. Sans doute, l’acteur Jérémy Laheurte, déjà célèbre par son rôle de commissaire dans la série « Paris Police 1900 » et l’actrice Tracy Gotoas, remarquée notamment dans le film « Au-dessus des nuages » seront-ils des alliés puissants de la mise en scène.

    Pour ma part, j’espère que les dialogues et les images sauront restituer l’état d’esprit de Yann, ce grand adolescent passionné et sensible qui ambitionne de réussir sa vie, quels que soient les moyens d’y parvenir, déchiré entre une banlieue terne, dévastée, morne, morbide mais éthique et un centre parisien éblouissant, resplendissant, moral mais inhumain.

    J’espère encore que Dara, prostituée (oserai-je dire de naissance), ne sera pas, malgré sa jeunesse, prise pour une innocente et faible femme, même si elle est effectivement soumise à la loi du milieu. Elle sait aussi se battre.

    L’histoire que nous propose Rémy Lasource n’est pas une romance, mais un tableau de notre société où l’égalité des chances n’est qu’un artifice politique. Si le scénario parvient à restituer l’esprit du roman, ce que je souhaite à l’auteur, alors sans aucun doute, « Du crépitement sous les néons » sera un grand film.

  • La ventriloque vaginale

    Couv la ventriloque vaginale

    J’ai rencontré Armelle Le Golvan au salon littéraire de Plombières les Bains en juin dernier. En attendant les éventuels lecteurs intéressés par ses ouvrages, elle réalisait au crayon un portrait d’enfant. De l’art.

    Elle m’a dédicacé son roman « La ventriloque vaginale » que j’ai grand plaisir à chroniquer.

    D’aucuns prétendent qu’il faut laisser parler son inconscient. En matière de développement personnel, et surtout si vous êtes un cul coincé, je vous invite vivement à lire cet excellent livre d’Armelle Le Golvan (co-écrit avec son vagin, si je ne m’abuse).

    Vous passerez un moment délicieux en compagnie de Sabine, une ventriloque pas comme les autres.

    Il y a de l’humour dans ce roman, et aussi des descriptions dignes d’une aquarelliste. Cependant, le sujet est grave et très sérieusement développé.

    Un roman magnifique et plein de vie.

  • Histoire de dupe - Laurent Moulin

    Couv histoire de dupe

    Vous vous souvenez du commissaire Moulin ? Eh ! Bien, ce n’est pas de lui qu’il s’agit aujourd’hui. Mais de Laurent Moulin, auteur chez Ex-Aequo du roman policier « Une histoire de dupe »

    Son héros s’appelle Milton Ford.

    C’est un détective contemporain, plein d’entrain, de bonne humeur et d’efficacité. Toujours à la recherche d’indices, ses maîtres à penser s’appellent Maigret, Rouletabille, Holmes !

    Mais où chercher lorsque le frère de votre cliente a disparu sans laisser aucune trace ? Victor French est tellement ordonné, discret, secret ― maniaque, osons le dire ! ― que notre enquêteur, obstiné, va devoir en appeler au plus profond de son imagination et de sa déduction pour confondre un kidnappeur machiavélique.

    Entre voisine curieuse et bavarde, psychologue bizarre, voyante extra-lucide, homme d’affaires louches, l’enquête ne s’annonce pas sans risques…

    Milton Ford va devoir être prudent et perspicace !

  • Les enfants de Luther - Michèle Andrieux

    Couv enfants de luther

    Michèle Andrieux a cela de magique, qu’elle nous invite par ses romans à nous pencher sur l’Histoire. Car l’on ne peut pas se contenter de parcourir ses livres ! Elle rend ses personnages (réels) si vivants que partager leur quotidien devient un besoin.

    C’est un choix cornélien qui se pose aux habitants du comté de Wurtemberg : subir l’oppression de la France catholique malgré les engagements de liberté de culte, ou bien quitter la terre de leurs ancêtres pour un continent lointain, où les recruteurs leur promettent qu’ils pourront vivre prospères et pratiquer leur religion en paix.

    Les expatriés ignorent bien sûr les raisons profondes qui conduisent les Anglais à installer de nouveaux comptoirs en Amérique du Nord.

    Les enfants de Luther vont être parmi les premiers colons à rejoindre la Nouvelle Écosse. Leur transfert par galions sur l’Atlantique s’apparente au déplacement de marchandises humaines, périssables. Ceux qui restent à l’arrivée sont largués au bord de la côte Est américaine, inhospitalière. L’insécurité, le froid d’hiver, l’insalubrité vont rendre leur vie précaire.

    À travers la vie misérable de ces luthériens déracinés, Michèle Andrieux nous éclaire sur l’évolution historique de l’Acadie et de la Nouvelle Écosse au cours du XVIIIe siècle. C’est une manière très originale d’appréhender l’Histoire.

  • La lapin de ma fille - Virginie Cailleau

    Couv le lapin de ma fille

    C’est une vraie leçon que nous donne ici Virginie Cailleau sous des apparences anodines. Les vrais coupables ne sont pas toujours ceux sur lesquels s’acharne la vindicte populaire.

    Une étrange affaire, à vrai dire, que « Le lapin de ma fille ».

    Victimes d’un cambriolage, on ne peut pas dire ça… Presque rien n’a disparu de la maison bourgeoise des Canterel. Mais retrouver sa femme de ménage baignant inconsciente dans son sang et s’apercevoir qu’on vous a volé un vieux souvenir familial et surtout le petit lapin blanc de votre fille, son ami et sans doute son confident. Avouez qu’il y a de quoi paniquer !

    C’est exactement ce qui arrive à Aurélien. Alors ne vous étonnez pas si, par amour, reléguant au second plan son travail, ses amis, sa femme même, il court la ville à la recherche de l’animal de compagnie de Maëlys.  

  • La beauté, sitôt menacée - Joël Mansa

    Couv la beaute sitot menacee

    Témoin de la souffrance d’un pays détruit, déchiqueté corps et âme, dans l’indifférence cruelle de la douleur enfantée, Joël Mansa dédie ce recueil de poèmes à Vladimir Poutine.

    Car, comme il le proclame : « Les poètes écrivent avec leur sang… », « …Ils portent les images du monde où ils sont nés. »

    Combien de mots, de larmes faudra-t-il verser pour que l’herbe repousse dans le désert crevé d’un pays ravagé ? « Écris et pleure… dit encore l’auteur. Tes larmes lavent la terre ». Lui sait que les chrysanthèmes fleurissent dans les jardins d’Hiroshima.

    Le poète est seul au monde avec ses blessures qui ne guériront pas. Et pourtant… « Un fleuve qui déborde / C’est la nature qui gronde / Et c’est la vie qui cherche à reprendre ses droits ». Alors, de poème en poème, les mots ciselés de Joël Mansa sont copeaux fleurant la résine qui volettent, feuilles d’automne, et se posent en corolles magiques sur nos tourments morbides. Le vent pousse sa plainte dans nos chants de coton.

    Merci à toi, poète, de m’apprendre la mort et me donner la vie.

  • Pense à ceux qui n'ont pas d'âme sœur - Leonor Baumann

    Couv pense a ceux qui n ont pas d ame soeur

    Dans sa pièce [Pense à ceux qui n’ont pas d’âme sœur], Leonor Baumann conduit le procès d’une société machiste qui considère que la violence conjugale n’existe pas.

    Sous prétexte d’amour, sous couvert d’un lien fort, aurait-on des privilèges ou des prérogatives admissibles ? Peut-on forcer quelqu’un à plus qu’il ne le désire ? Non. Jamais. Chaque être humain est seul maître de son corps et nul n’a le droit de violer son intégrité.

    Roxanne, tout habitée d’angoisse, s’oppose aux coupables qui hurlent leur innocence au nom du consentement tacite, de l’invitation, de la provocation…

    Les personnages de la pièce sont poignants et les indications scéniques donnent envie de monter sur scène pour convaincre les uns, soutenir le combat des autres, protéger les victimes.

    Une pièce que j’aimerais vraiment voir.

     

  • De tous mes voyages - Nathalie Villalba

    Couv de tous mes voyages

    Voici un superbe recueil de poèmes, pour certains déjà primés, ciselés à la plume du peintre.

    Amateurs de poésie, je vous le recommande.

    Au soleil pâlissant, dans ses reflets diamants, sous la lune blafarde ou sa lumière bleue, l’auteure nous emmène en voyage aux confins de son âme.

    Elle sait peindre, dans les îles lointaines, les aquarelles instantanées qui illuminent notre rêverie de leurs couleurs suaves et acidulées.

    Elle ouvre sa fenêtre au jardin de ses souvenirs fleuris et ensoleillés et referme la porte doucement, derrière nous, pour nous recevoir au cocon de son cœur, nous protégeant des pierres fendues.

    Elle nous ballade encore dans ses rêves-paysages bleu-vert, aux couleurs sinueuses qui s’étirent en méandres soyeux dans sa mémoire étonnée.

    Les poèmes de Nathalie Villalba virevoltent, tourbillonnent et se posent sur le rebord de notre fenêtre. Nous les lirons dans nos fauteuils-nuages, au coin de l’âtre de l’hiver.

  • Passe-passe -- Martine Lombard

    Couv passe passeDans son recueil de nouvelles Passe-passe, Martine Lombard nous rapporte des témoignages historiques propres à nous plonger dans le contexte sociologique complexe du temps des deux Allemagnes.

    Les conflits politiques opposant l’Est à l’Ouest furent à l’origine de tragédies humaines que l’auteure réussit à décrire avec sincérité, c’est-à-dire sans complaisance, mais aussi sans dramaturgie excessive.

    Comment rester insensible au récit : de ces jeunes filles astreintes aux camps des pionniers ? De ces mariages blancs consentis pour se libérer de la dictature ? De cette sensation d’abandon de ses racines ?

    On ne peut que partager la détresse des personnages dépeints avec art dans cette fresque.

    Résumé :

    Quitter son pays. En découvrir un autre. Rêver. S’adapter. Lutter. Changer. Se souvenir. Revivre. Transmettre. Avancer…
    Les personnages des treize nouvelles de ce recueil arrivent à un tournant de leur vie. Jeunes femmes qui fuient l’Allemagne de l’Est, pères de famille en perdition, cadre commercial en plein burn out, mère modèle qui dérape, adolescente dans un camp d’entraînement… Ces histoires nous font partager leurs pensées les plus intimes, leurs doutes, leurs espoirs avec tendresse, malice et humanité.

     

  • Un quelque part entre deux gares - Dominique Dejob

    Couv quelque part entre deux gares 1

    La folie des sens en éveil

    Violaine, vilaine, mauvaise graine… Autant de rimes en haine qu’Alice veut oublier. Aujourd’hui, elle tire un trait sur son passé. Elle va tout gommer ; effacer jusqu’au présent et se bâtir un nouveau futur. À commencer par son visage sur la photo rituelle où chaque année, elle apparaît épanouie avec ses amis.

    4h43. C’est le temps qu’il lui faut pour s’évader. Vers le sud. Pour changer de vie.

    Oh, Alice ne s’attend pas à des merveilles. Elle entend les mises en garde, les alertes, les reproches martelés par sa voix intérieure. Elle sait la résistance des souvenirs imprimés dans sa mémoire, inséparables comme l’oiseau tatoué sur son épaule.

    Elle doit pourtant disparaître. Tout oublier. N’emporter avec elle que le goût des croissants au beurre, dégustés dans la fraîcheur d’un dimanche matin. Ne garder dans les yeux que la danse amoureuse des mésanges, le vol en piqué libre des martinets, les geais aux couleurs bigarrées, les cieux étoilés. Respirer le silence. Sentir la caresse du soleil, s’enivrer de vent, boire la pluie. Et se nourrir encore du chant bleu des oiseaux.

    Bien sûr que l’inconnu lui fait peur, bien sûr qu’elle va crever de remords. Elle est encore tout habillée d’amitié, d’amour, de haine… Mais aujourd’hui elle sait que seul ce départ violent donnera enfin un véritable sens à sa vie.

    Résumé :

    Elle la coupable, eux les victimes, c’est ce que tout le monde pensera.

    Lorsqu’on est mère et épouse, peut-on partir et laisser derrière soi ceux qui vous aiment ? Un beau matin, Violaine disparaît sans dire Adieu. Pour tout bagage, un sac qui contient juste de quoi survivre quelques temps. Aucun papier d’identité.

    La vie de ceux qui restent devient un enfer : incompréhension, culpabilité, sentiment de trahison. Pour le mari, pas de pardon possible. Pour Perrine, l’obsession de retrouver sa mère.

    La vie de celle qui est partie devient une trajectoire erratique entre deux lieux, entre deux rencontres. Elle ne s’appelle plus Violaine qu’elle a abandonnée en se rebaptisant Alice. Mais peut-on se fuir soi-même comme on fuit les autres ? Peut-elle bousiller sa mémoire comme elle a détruit son téléphone portable ? Plus ses pas la portent vers un ailleurs, plus Alice doute : et si ce quelque part était l’ici qu’elle a quitté ?

    Lorsqu’elle trouve enfin sa réponse, elle est projetée dans un ailleurs qu’elle n’avait pas imaginé.

  • Le cheval et la plume - Jacques Papin

    Couv le cheval et la plume 1

    Une plume légère comme la caresse d’un enfant sur l’encolure

    Nombreux sont les auteurs ayant eu à cœur de démontrer que le cheval est la plus belle conquête de l’homme. Quelle ambition vulgaire ! Derrière laquelle se cachent l’appropriation, la domination, la soumission…

    C’est avec une grande sagesse que Jacques Papin laisse la parole à ses frères. Car il est lui-même un cheval, j’en suis à présent certain. Membre d’une famille attachante, débordant d’amitié, d’humilité, de dignité.

    Tour à tour, s’expriment le courageux, l’élégant, le romantique, le farouche, le robuste. Mais aucun couard. Chacun vit pleinement son existence qu’il partage avec celui qu’il considère comme son maître et son ami, de manière inconditionnelle, entière, acceptant son sort jusqu’à la mort.

    Les mots et les sentiments que l’auteur prête à l’étalon personnifié, les liens qu’il décrit entre lui et Alexis L’Hotte ou Nuno Oliveira vont bien au-delà des conseils livrés dans les manuels d’équitation. Plus qu’un recueil d’histoires équines, Le cheval et la plume est un hommage à l’amitié.

    Résumé :

    Qui l’eut cru ? Qui aurait pu imaginer qu’ils étaient capables de prendre la plume pour exprimer leurs sentiments à travers la réalité de vies parfois bien différentes ?

    Du cheval de caverne au cheval de troupeau,
    Du cheval de guerre au cheval de roulotte,
    D’un cheval de course au cheval de haute-école,
    Du cheval de joie au cheval vendu et revendu,

    Tous ces chevaux et bien d’autres encore nous racontent les histoires qui ont fait leur destinée. Ceci à travers des récits où aucun mors ne les contraint, aucun éperon ne les force à obéir.

    Laissons-les exprimer leurs vérités à leur guise en leur laissant les rênes sur le cou, et soyons heureux de nous rapprocher d’eux un peu plus.

  • Les fleurs vénéneuses du mâle - Laurette Autouard

    Couv fleurs du male

    Dans un texte riche de sensations et de sentiments, Laurette Autouard sait garder modestie pour rendre hommage à Charles Baudelaire.

    À Travers Vincent, elle met en scène l’Albatros, englué dans ses contradictions et ses incertitudes, qui se débat pour s’éloigner vite d’un passé meurtri, pour voir fuir le présent douloureux, pour enfin renaître et voler majestueux vers un bonheur radieux.

    En aura-t-il le temps ? Car s’il est capable de freiner exagérément son pas lorsque la douleur s’installe, le temps poursuit sa course inexorable jusqu’à ce que la mort vienne.

    La mort, c’est celle de deux jeunes filles cueillies à la fleur de l’âge. Les roses ont quelquefois un parfum cruel. Que dire alors, quand l’assassin utilise leur fragrance pour accomplir ses meurtres ?

    Félicie Hoareau, commissaire expérimentée, et son adjoint Bertrand Schiappani, dont la fille Élodie est amie des victimes, s’investissent corps et âme pour confondre le criminel. C’est une course contre le temps. Ils craignent de découvrir une nouvelle victime qui porterait, épinglé sur sa peau, un nouveau vers macabre extrait des Fleurs du mal : Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir.

    Résumé :

    Dans l’appartement de la victime Marion Varten, la commissaire Félicie Hoareau, une joviale quadragénaire réunionnaise, s’affaire aux côtés de la police scientifique. Dès le premier constat, les circonstances de la mort ont semblé suspectes.

    Dans la minuscule chambre sans fenêtre où le corps est allongé, l’air est irrespirable. Un diffuseur d’huile essentielle est posé à même le sol. Rien ne semble avoir été dérangé dans l’appartement. Pas de trace de médicament ou de drogue qui pourrait laisser penser à un suicide ou à une overdose. Pas d’ordinateur, ni de téléphone portable.

    Sur la table de la cuisine trône une corbeille de roses rouges insolites et un étrange extrait d’un poème de Baudelaire.

    De Marseille à Grasse une enquête haletante au dénouement surprenant…

  • Puits d'ombre - Isabelle Pons

    Couv puits d ombre

    Francine et Jean ne sont pas des amis intimes, même s’ils se sont côtoyés de très près, pendant plusieurs années. À la ferme des Genêts, avec Adama, François, Patricia et les autres… ils vivaient en babacools, plus ou moins amoureux, plus ou moins amants les uns des autres.

    C’est dans cette ferme que l’on retrouve deux squelettes, au fond d’un puits découvert au hasard des travaux de rénovation. Francine, qui encore enfant, avait connu les lieux habités par Camille Blanchard et sa vieille maman Thérèse, ne se souvient pas d’y avoir vu un puits. Cependant, Jean comme elle ne peuvent s’ôter de l’esprit que l’un des corps est peut-être celui de François dont le départ subit, il y a quarante ans, les avait laissés interdits.

    De l’enquête des deux anciens copains ― comment pourrait-on les désigner autrement ? ― les souvenirs enfouis d’un passé ancien finiront par ressurgir du puits de la ferme des Blanchard.

    Avec une agilité remarquable, l’auteure donne corps et esprit à des personnages pleins de vie. Ils sont réellement empreints des souvenirs qu’ils portent comme des couches de peau successives. Francine est à la fois l’enfant, l’adolescente et l’adulte. Jean agit encore en jeune séducteur, dans son vieux corps malade. D’ailleurs, Isabelle Pons nous le dit, lorsqu’ils arpentent les départementales entre Poitiers et Traversonne à bord de la vieille Ford, « S’ils avaient un accident, on les prendrait pour un couple de vieux babas. »

    Résumé :

    Janvier 2013. Un simple entrefilet à la rubrique « faits divers » d’un quotidien de la presse locale. Deux squelettes viennent d’être retrouvés dans le puits désaffecté d’une ancienne ferme des environs de Poitiers. Des meurtres ? Sans doute… Mais le plus récent aurait été commis près d’une quarantaine d’années plus tôt.
    Un « cold case » vite classé par la police après quelques investigations qui n’aboutissent à aucune piste.
    Pourtant certains se souviennent… Du « bon vieux temps » où ils ont vécu dans cette ferme au sein d’une bande de jeunes animés d’un idéal communautaire à la mode à l’époque. Le bon vieux temps vraiment ? Francine Jamin et Jean Nodier n’ont jamais oublié la disparition aussi soudaine qu’inexpliquée de François, l’un d’entre eux. A-t-il fui vers les Etats-Unis pour vivre pleinement une homosexualité difficile à assumer dans la France giscardienne des années 70 ?
    Et s’il n’avait jamais quitté la ferme ?
    Afin d’entrevoir la vérité, Francine et Jean devront affronter le passé et ses fantômes. Une quête initiatique pour ces âmes tourmentées par la culpabilité…

  • Le reflet de l'autre - Raphaëlle Vimbert

    Couv le reflet de l autre

    Les jumeaux sont-ils les reflets l’un de l’autre ? Sans doute pas, non. Même si la mort de leurs parents, alors qu’ils n’avaient que dix ans, a conditionné leur ressemblance et leur connivence.

    Marthe, qui les a élevés et aimés tous les deux jusqu’à vingt ans, admet qu’elle a éprouvé et éprouve encore un amour plus profond, plus complet, plus complice avec Philippe qu’avec Gauthier.

    Qu’ils aient choisi de partir, elle le conçoit bien : voir le monde, s’épanouir… Mais ce qu’elle ne comprend pas, c’est qu’ils ne lui aient pas donné de nouvelles depuis cinq ans.

    Alors, quand le hasard place Philippe sur son chemin, elle ne peut retenir le galop de son cœur qui lui impose de courir à sa rencontre. Est-elle certaine, lui demande Laurence, son amie de toujours, que Philippe souhaite lui aussi ces retrouvailles ?

    Qu’importe, Marthe veut savoir. Elle doit savoir ! Et revoir Philippe…

    C’est dans une véritable enquête que nous emmène Raphaëlle Vimbert. Pleine de secrets et de rebondissements. Une histoire riche d’aventure et de sentiments d’amour et d’amitié.

    Résumé :

    Marthe est persuadée d’avoir reconnu dans le métro l’homme qui accapare ses nuits depuis plus de dix ans : Philippe, dont elle s’est occupée pendant des années, à la ferme de Librelac. Pourtant, avec son frère, ils sont partis faire le tour du monde et n’entendent pas rentrer de sitôt. Ces derniers ne lui ont laissé qu’une simple lettre avant de s’évaporer, laissant un sentiment d’inachevé, d’inaccompli. Pourquoi garder une telle amertume et ne pas tourner la page, comme le reste de son entourage ?

    Plus que la recherche effrénée d’un individu, ce livre nous invite à découvrir l’univers d’un jeune homme aux allures de Dandy, épris de belles femmes, qui deviendra le bourreau de quelques-unes, avant que le destin ne prenne sa revanche.

  • Un ascenseur pour Zanzibar - Eric Deciror

    Couv ascenseur pour zanzibarEn méta-position, Éric Deciror, nous présente le fruit de ses fantasmes avec poésie, sensualité et romantisme. Quand je dis en méta-position, c’est parce qu’il se place dans la peau du projectionniste, observant le spectateur François, d’un film érotique dans lequel ledit François est acteur aux côtés de cinq femmes épanouies, aux natures et qualités disparates avec lesquelles il entretient des relations épistolaires pour le moins inhabituelles. Dans un avion, sur le pont d’un bateau, comme le chante Gilbert Montagné, mais aussi dans une grotte, un taxi ou encore sous un pont de Strabourg, il décrit les scènes d’amour voluptueuses que rêvent pour lui les correspondants passionnés. Un peu comme Patrick Süskind lorsqu’il fabriqua son Parfum, Éric Deciror met en scène les cinq sens pour sublimer l’orgasme du couple idéal. Dans son Ascenseur pour Zanzibar, il décrit avec fougue, volupté, dans un langage nu et libertin, mais jamais vulgaire, sa recherche de l’amour parfait. Un livre sensuel que je vous recommande.

    Résumé :

    Pendant le premier confinement du printemps 2020, François voulut écrire un livre « pour laisser une trace de lui ». N’y parvenant pas, il décida de puiser dans la prose érotique échangée avec cinq inconnues approchées sur un site de rencontre et désireuses de relever le défi. Il espérait ainsi y trouver l’inspiration.
    Le narrateur de ce livre retrouve par hasard ces courriels restés lettre morte et tente à son tour d’en faire une œuvre littéraire. Il classe cette correspondance en un abécédaire sensuel afin de mieux sublimer cette ode à la jouissance, tel un hymne à Éros. Toutes les lettres de l’alphabet, dont une doublée, seront l’outil de corps à corps tendres, passionnés, parfois très crus et d’un corps à cœur amoureux.
    C’est un voyage en zigzag entre création littéraire et variation sur les relations virtuelles et luxurieuses de François et ces cinq femmes, toutes différentes les unes des autres mais avec un dénominateur commun : la quête effrénée des plaisirs de la chair.

    Une aventure qui débute au rez-de-chaussée de l’Ascenseur, passe par l’Inconnu et se termine à Zanzibar.

  • Intrigue à Uçhisar

    Couv intrigue a uschisar

    À travers les pages de son roman, Alain Arnaud nous emmène en Turquie, étape incontournable de la route mythique de la soie.

    Thibaut a terminé la rédaction du dossier qui devrait permettre de remporter le contrat relatif au satellite que souhaite acquérir le pays. Après l’offre technique, la traduction du dossier en langue locale commandé par son directeur est comme une récompense. Il est confiné avec une interprète professionnelle dans un hôtel troglodyte de Cappadoce.

    Le spectacle que nous offre l’auteur est envoûtant : les nuées de montgolfières bigarrées quittant Uçhisar et son village perché autour de la citadelle rocheuse pour rejoindre les cheminées de fées, tandis que des milliers de pigeons zèbrent le ciel en tourbillons, prenant possession de la vallée.

    Le confort traditionnel du lieu et l’interprète, Semra, respectueuse et sympathique, offrent des conditions de travail idéales. Pourtant, Thibaut ne parvient pas à décompresser totalement. Il reste préoccupé par le tournant que prend sa vie de famille. Ça se passe mal à la maison. Heureusement qu’il y a ces instants de détente que s’accorde l’équipe.

    Puis survient l’incident, brutal. Le fruit d’un hasard, peut-être. À moins que quelqu’un ne l’ait provoqué ? On peut le craindre compte tenu des enjeux politiques et économiques du projet. L’affaire s’avère sensible.

    Intrigue à Uçhisar est une toile superbe, Alain Arnaud un impressionniste.

     

  • Au nom de la mère - Yasmina Behagle

    Couv au nom de la mere

    Rappel du premier tome « Leur mère à toutes ».

    Vers le milieu du XIXe siècle, Saint-Lazare abrite à la fois une prison pour les femmes condamnées et une infirmerie où sont soignées les prostituées, notamment les « insoumises », non inscrites sur les registres de la Préfecture de Paris. Les unes sont parfois difficiles à distinguer parmi les autres.

    C’est dans ces couloirs sombres où les gardiens assistent les « Sœurs des prisons » que nous conduit Yasmina Behagle. À travers les yeux et le cœur de Sœur Marie, elle reçoit et partage les confidences venant des tréfonds des âmes et des entrailles de ces femmes écorchées vives.

    Comment croire encore à l’amour pur, en écoutant leur témoignage ?

    Tome 2 « Au nom de la mère »

    On comprend dans le deuxième tome les raisons qui conduisent Sœur Marie et les prisonnières de Saint-Lazare à adresser leurs prières « Au nom de la mère », plutôt que réciter des Paster Noster. La cruauté des hommes n’a pas de limite et l’on est en droit de se demander quel destin Dieu réserve aux femmes.

    Dans ce nouvel ouvrage, Yasmina Behagle dénonce la violence et invite les femmes à se révolter contre l’injustice. Elle s’y consacre avec son style inimitable, où la pudeur cache souvent les images les plus dures, sans pour autant taire l’indicible.

    Si ce n’est fait, je vous invite vivement à découvrir cette auteure remarquable.

    Résumé tome 2 :

    Sœur Marie l’ignore encore, mais le destin des femmes Saint-Lazare est entre ses mains.
    Après ce qui s’est passé lors de cette étrange dernière nuit, tout va changer dans la prison Saint-Lazare. Les gardes, Georges à leur tête, prennent le pouvoir, adoubés par l’abbé Molinard. Le mystère continue de nimber les desseins du médecin et de la mère supérieure. Et surtout, la lumière sera faite sur la relation entre sœur Marie et le père Paul. Le salut des prisonnières est entre ses mains. Voudra-t-elle en payer le prix ?

  • Succès damné - Édouard Liégois

    Couv succes damne

    Succès damné est un roman original, tant sous l’aspect du fond et de la forme que du style de l’auteur.

    Il s’agit du crime raconté par un homme en prison à un journaliste d’opinion.

    Dès le début, on comprend qu’il a volé le scénario d’un film pour lequel il a usurpé les honneurs. Cependant, c’est une histoire à nombreux rebondissements, un peu comme un engrenage infernal où le héros aurait mis le pied presque par inadvertance. Il est pourtant totalement responsable de ce qui est arrivé.

    L’auteur manie le suspense avec adresse comme s’il s’agissait d’un roman policier. Mais ça n’en est pas un.

    Résumé :

    Un visiteur arrive au parloir. Il se présente comme étant un journaliste du nom de monsieur Cole. Hormis son avocat, ce mystérieux inconnu est la première personne à venir voir Jacob en prison. Ce qu’il lui propose, c’est d’enfin raconter sa version des faits. D’enfin expliquer au monde les raisons qui l’ont poussé à commettre le crime qui l’a conduit ici.

    Jacob est un jeune scénariste New-Yorkais qui souhaite réaliser son rêve : vivre de ses écrits. Après une nouvelle déception lors d’un entretien avec un producteur, il se rend compte que son travail dans un petit restaurant est bien loin de représenter la vie dont il a toujours rêvé. C’est pourtant dans ce restaurant qu’il va rencontrer la personne qui va changer son existence.
    Jusqu’où sera-t-il prêt à aller pour nourrir ses plus profondes envies ? Entre persévérance, amour et fantôme du passé, la route sera sinueuse et semée d’embûches. Sera-t-il capable d’abandonner son désir ou commettra-t-il l’impensable pour le réaliser ?

  • Cheveux aux vents - Garance Solveg

    Couv cheveux aux vents t1Couv cheveux aux vents t2

    Elles s’étaient échappées avant qu’il soit trop tard, fuyant la destinée des femmes qui subissaient avec abnégation la violence du père, puis celle du vieil époux libidineux et arrogant auquel elles étaient promises. Elles avaient rejoint celles qui, avant elles, avaient déjà choisi de s’émanciper de la société patriarcale pour vivre entre elles, cheveux aux vents dans un monde libre.

    Comment avaient-elles pu penser que les hommes toléreraient leur attitude insoumise, affranchie, émancipée, blasphématoire ? Une nuit avait suffi pour qu’ils les détruisent. Une nuit de viols, d’incendies, de meurtres qui les avaient anéanties.

    Sept ans plus tard, Salomé n’a rien pardonné aux mâles sanguinaires qu’un parodie de procès a rétablis dans leurs droits absolus. La plaie reste béante en son cœur. C’est donc sans relâche qu’elle poursuit son combat contre les fascistes qui ont détruit son avenir. Mais comment pourrait-elle, seule, convaincre la société de rendre justice aux victimes de la nuit d’horreurs ?

    On se souvient des forêts de derricks, des plages au bord de mers de pétrole, des bidonvilles beaux comme le palais des mille et une nuits. Nous retrouvons dans le deuxième tome de Cheveux aux vents, les descriptions précises et imagées de Garance Solveg. Les personnages ont vieilli, bien sûr, mais n’ont pas vraiment changé. N’est-ce pas nous, lecteurs, qui avons pris quelques années ?

    Résumé :

    Tome 1

    Pour certaines femmes, la liberté se paye au prix du sang.

    Elles s’appellent Alma, Maïdann, Salomé. Elles sont jeunes. Belles. Pauvres.

    Dans la riche cité de Staven, elles travaillent comme petites mains pour une société pétrolière. Là, elles peuvent enfin rêver d’une vie meilleure. Une vie libérée de la domination masculine.
    Salomé, la délurée, économise pour ouvrir un jour son salon de beauté. Alma s’initie à l’art de la danse tandis que sa sœur, la sublime Maïdann, tombe éperdument amoureuse.

    Mais dans leur quartier, la colère des hommes couve : une femme ne travaille pas. Elle ne vit pas sans homme à ses côtés. Elle ne porte pas de pantalons, cache sa chevelure sous un chapeau noir. Les tensions montent peu à peu, attisées par l’inquiétant Seht. Nos héroïnes sauront-elles survivre à la terrible menace qui les guette ?

    Tradition et modernité, désir et frustration, amour et haine s’affrontent dans un engrenage fatal.
    Jusqu’à un dénouement qui défie l’entendement.

    Tome 2

    Sept ans ont passé depuis le lynchage des femmes de Staven. Salomé n’a rien oublié, rien pardonné. Épaulée par Sorani et Shayn, ses avocats, elle s’est juré d’obtenir la condamnation de ses agresseurs. Elle s’apprête à témoigner contre eux. Seule.

    Les autres femmes ont renoncé, rejetées par leurs propres familles, terrorisées par les menaces de représailles. Alma elle-même a tourné le dos à un passé innommable et ne vit plus que dans l’ombre de son mari. La loi du silence règne à Staven et le redoutable Seht, devenu l’homme de pouvoir de la ville, bénéficie de mystérieuses protections.

    À la veille du procès, le combat paraît perdu d’avance… Mais celles que l’on croit brisées pourraient bien faire preuve d’une force insoupçonnée.

    Descente aux enfers puis renaissance, le deuxième volet de Cheveux aux vents est un livre bouleversant sur l’amour et la mort, la justice et la vengeance, la déchéance et la rédemption.

  • Le mercenaire - Pierre Crozat

    Couv le mercenaire

    Pas de chance pour les enseignants expatriés au Caire. Ils sont à la merci de Nour et Mustapha, propriétaires exploiteurs d’un lycée français, qui confondent Honoré de Balzac et Gustave Flaubert. Ont-ils seulement conscience de l’histoire qui se joue dans leur pays depuis l’avènement de Moubarak en 2011 ?

    Paul Maubert, professeur d’histoire et de géographie possède quant à lui une forte culture qu’il rêve de partager avec ses collègues et transmettre à des lycéens passionnés. Cependant, malgré l’engagement pris par ses employeurs, c’est aux élèves de primaire qu’il devra enseigner le français et les mathématiques. Tout au moins la première année.

    Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, Paul va néanmoins profiter de son temps libre pour s’imprégner de l’Égypte, en compagnie d’Anastasia, dont le charme slave l’a conquis, et qui ne semble pas lui être indifférente.

    À travers cette tranche de vie de son anti-héros, Pierre Crozat brosse un portrait de l’Égypte actuelle, en s’appuyant sur ses connaissances précises de l’évolution de la situation géopolitique du Proche et du Moyen-Orient.

    Résumé :

    Paul, après bien des péripéties professionnelles et des aventures piquantes et picaresques, arrive au Caire à l’automne 2012 pour une énième prise de poste en tant que professeur d’histoire-géographie. Nous sommes à la veille des grandes manifestations anti Morsi préfigurant le coup d’État du maréchal Al Sissi six mois plus tard. Plein d’optimisme et d’enthousiasme, il espère que ce travail sera le bon et que Le Caire sera le point de départ de la nouvelle vie à laquelle il aspire ardemment.

  • Souffle ma flamme - Florent Lucéa

    Couv souffle ma flamme

    « Souffle ma flamme » apparaît au début comme une farce. Les personnages hauts en couleur, dignes descendants de la Commedia dell’arte, rhabillés à la mode de Jean-Baptiste Poquelin, nous conduisent au cœur d’une intrigue qui, malgré la gravité du thème, a le don de nous distraire.

    Très habile, cette façon qu’a Florent Lucéa de nous faire prendre conscience de l’indifférence générale face à la violence conjugale et familiale. Pédagogie de l’humour... Cependant, ne croyez pas que le sujet soit traité avec légèreté. Tout est organisé pour sensibiliser les spectateurs à ce fléau sociétal.

    J’espère sincèrement que cette magnifique et pédagogique pièce de théâtre connaîtra sur les planches l’immense succès qu’elle mérite.

    Bravo !

    Résumé :

    Souffle ma flamme, pièce en un acte, se déroule dans un pays imaginaire et pourtant si proche du nôtre par bien des aspects. En Francie, les femmes ont maille à partir avec leurs hommes. La tendre Colombine ne déroge pas à la règle. Son mari, Sganarelle, un fripon de la pire espèce, est adepte de la violence facile. Leur fille, Lucinde, son amoureux, Léandre, et leur amie, Honoride, tenteront de sauver Colombine de cette situation épineuse, mais Sganarelle peut compter sur de hautes sphères gangrénées par la concupiscence, l’avidité et la bêtise pour lui offrir le loisir de tourmenter sa femme.
    Qu’adviendra-t-il de notre aimable Colombine ?

    Comment une pièce de théâtre qui se joue des codes de la commedia dell’arte et des espiègleries de Molière tout en les télescopant avec le monde moderne peut-elle donner un éclairage atypique au fléau des violences faites aux femmes ?

    Riez, vibrez, étonnez-vous, tremblez, mais surtout ouvrez vos écoutilles et vos cœurs pour que les flammes-femmes ne soient plus soufflées par des conjoints décadents ! Pièce de théâtre avec 10 personnages – durée : 80 minutes

     

  • L'an 2222 - Alain Thibodeau

    Couv l an 2222

    Alain Thibodeau ne serait-il pas un descendant direct de Barjavel ? J’avoue me le demander en lisant son superbe roman L’an 2222.

    Car c’est un roman de science-fiction au sens réel du terme. On imagine allègrement la vie au XXIIIe siècle, telle qu’elle y est décrite par l’auteur. Les progrès scientifiques et techniques sont plausibles, autant que l’évolution de la société.

    Ne peut-on admettre que l’organisation soit devenue matriarcale, face à l’impuissance des hommes à gérer correctement le monde, au niveau économique comme au niveau politique ?

    Il paraît logique également que soient pris en compte les choix d’identité des individus. Les mœurs ont évolué : les adolescents peuvent aujourd’hui choisir leur sexe afin d’acquérir le genre correspondant à leur nature profonde. C’est le cas de Jude qui va suivre un traitement complet pour devenir une nouvelle personne, à la physiologie et au fonctionnement parfaitement féminin.

    Certaines éminentes spécialistes veulent aller plus loin, bien sûr. Mais jusqu’où peut-on laisser s’exprimer la recherche médicale ? A-t-on le droit de franchir tous les obstacles, sous prétexte qu’ils semblent s’opposer à l’exercice de la liberté individuelle ?

    Déontologiquement, la société n’est pas prête à tout accepter, notamment en ce qui concerne la procréation.  Le débat est ouvert.

    Résumé :

    Jude Bellerose vient de recevoir une première injection de bloqueur de puberté en vue de devenir une femme quand l’hôpital lui fait une offre qui changera bien plus que son genre. L’histoire de Jude, puis de Judith, se déroule dans un monde préoccupé par la menace d’une migration forcée en Antarctique à cause du réchauffement de la planète ; un monde aussi où les femmes ont pris une place prépondérante sur les hommes. Mais il y a une exception : le redoutable Clermont Demers continue de sévir; et Judith se demandera bientôt si ce caïd surpuissant ne s’est pas mêlé de son destin bien au-delà des apparences. C’est une histoire intrigante qui conduit tout droit le lecteur ou la lectrice à un dénouement qui lui fera voir des étoiles.

  • Sauver ou périr - Séverine Vialon

    Couv sauver ou perir

    Le Capitaine Chantal Thébault, est la patronne de la gendarmerie.

    Quand on vous dit « C’est la patronne ! », pas question de remettre en cause son autorité. Vous êtes priés de frapper avant d’entrer dans son bureau.

    Nico, son bras droit, Didier, un autre de ses lieutenants et Pierre, l’informaticien auquel on a greffé son portable n’ont pas été habitués à ça avec leur ancien chef, mais il va bien falloir qu’ils s’y fassent.

    Les méthodes de Chantal étonnent. Alternant coups de gueule et humour, elle est dynamique, pour ne pas dire fougueuse, mais n’en demeure pas moins humaine. Ses décisions sont le plus souvent le fruit de larges discussions tenues dans la grande salle, avec tous les membres de son équipe, même les stagiaires !

    Alors, quand survient un crime, puis d’autres dont la ressemblance au premier laissent à penser qu’il s’agit de meurtres d’un tueur en série, c’est toute la gendarmerie qui se sent concernée et s’investit dans l’enquête. La traque s’organise. Il n’est pas question de laisser l’assassin faire d’autres victimes. Tout le monde doit être sur le pont. Chantal la première, quitte à laisser son mari instituteur passer seul de longues soirées à l’attendre, au risque de scènes de ménage...

    Résumé :

    Retrouvez le capitaine Thébault dans une nouvelle enquête.
    Chantal Thébault, capitaine à la gendarmerie de Châteaudun, est appelée sur une scène de crime. Le lieu de la découverte du corps ne fait aucun doute quant au coupable présumé. Une affaire pliée d’avance. Elle va vite déchanter quand un nouveau corps est retrouvé à des kilomètres de là.
    Alors que l’incendie couve dans son couple, un foyer de suspects se déclare, obligeant Chantal à mener ses deux combats de front.
    Dans cette enquête à double tranchant, Chantal parviendra-t-elle à se sortir la tête de l’eau ?
    Des suspects qui la font tourner en bourrique, une vie de couple pas toujours facile... De multiples rebondissements à vous rendre fous !

  • Par effraction - V. Margy

    Couv par effraction

    C’est derrière la lettre V que se cache l’auteure de cette très belle autobiographie.

    Comme Violence ? V comme Vérité ? Comme Vincent ? Ce n’est pas humain de nous cacher votre réelle identité quand nous voudrions tant vous connaître. À défaut de savoir votre prénom, me permettrez-vous de vous appeler Margy ?

    Tout est beau dans ce livre. L’amour complice et unique qui la lie à son frère (elle est la seule à pouvoir communiquer vraiment avec lui). L’amour qu’elle porte à son père, malgré le gouffre qu’il a laissé dans son cœur. L’amour blessé qui l’attache à sa mère quand cette dernière ne parvient pas à s’extraire de son présent maudit. L’amour inconditionnel qu’elle éprouve, petite souris, pour sa mamie toujours présente. L’amour-passion qu’elle partage avec Angélique et qui lui redonne enfin goût à la vie.

    Belle aussi est la souffrance, si honnêtement exprimée, même si la mettre en mot a dû être douloureux, insupportable parfois. C’est avec des phrases sobres, justes, percutantes que Margy nous dépeint son quotidien déchiré, comme par petites touches de couleurs, dignes de Van Gogh et pleines de compassion pour son oreille sacrifiée, anagramme de scarifiée...

    Pourquoi vous dirais-je que j’ai aimé ce livre ?  Il m’a bouleversé tant il est vrai. Comme un poème de Verlaine ou l’Arrache-cœur de Boris Vian.

    Résumé : 

    Allers et retours d’un monde à l’autre, sans que l’eau la plus trouble ne vienne souiller la plus limpide. De commodes tiroirs dans mon cerveau : un, pour les souvenirs heureux de mon enfance ; un, pour ce père dont je ne suis plus digne ; un, pour ma maman d’avant ; un, pour ma fragile maman d’aujourd’hui ; un, pour ma courageuse mamie ; un, pour mon petit frère adoré, tous trois, martyrisés par un monstre ! Tiroirs refermés. Dans notre entrée, sur le dessus de la console : clef de voiture, bulletin de paye, badge de pointage, montre, factures et mots doux d’Angélique. Je suis terriblement malheureuse et pourtant il me faut prioriser, penser à ma vie, à mon couple, à mon nouveau travail. Une vie sans dépression, sans alcool, sans médicaments, sans automutilation, mais aussi sans parachute.

    J’ouvre la portière, un large sourire se dessine sur le visage de ma grand-mère. Griffon tout en remuant la queue, promène fièrement Mamie. Ils sont fous de joie, moi aussi !

    Depuis presque toujours, le fauteuil roulant est un objet familier de notre quotidien. Il est avant tout Henri. Ce n’est pas un jouet. S’y asseoir est une forme de mépris envers toutes les personnes atteintes de handicap. Grâce à l’insistance de mamie, ce jour-là est gravé, il symbolise notre amour, notre complicité. Quelques années de haine révolues pour mieux nous comprendre et nous aimer !

    un trait au pinceau qui appuie sur les différentes couleurs de l'affect, de la douleur.

  • A mon grand regret - Pascale Savin

    Couv a mon grand regret

    Chaque humain est un acteur au théâtre de l’Histoire

    L’Histoire n’est pas composée que de grands événements survenus à des personnages illustres. Dans notre mémoire, il y a l’empreinte de gens que nous n’avons pas connus mais que nos parents nous ont racontés. Nous avons vu briller dans leurs yeux la présence vivante de souvenirs partagés et ils nous ont émus.

    C’est exactement la sensation que j’ai éprouvée en lisant le beau témoignage que nous livre Pascale Savin. Par une recherche approfondie, elle a redonné la vie au docteur Marc Grunberg, un homme qui n’était plus qu’un nom sur un monument au mort. Non pas de la façon habituelle qui impose le respect d’un deuil collectif, mais en donnant l’impression que ce médecin était un de ses aïeux.

    La gentillesse, le charisme, l’honnêteté et les qualités professionnelles de ce médecin de campagne auraient sans doute, en d’autres temps, permis à cet homme bon de finir ses jours paisiblement au milieu des gens qu’il aimait, dans le village où il avait choisi de vivre. C’était sans compter sur l’Histoire qui allait s’abattre sur son sort : le corps médical soudain fermé aux étrangers, alors qu’il aurait dû être protégé par une convention internationale ; l’évolution de la législation française sur les naturalisations ; l’acharnement d’une coalition barbare sur la population juive.

    À mon grand regret, dirai-je à mon tour, nous perdons la trace des hommes et des femmes de tous les jours que nous avons côtoyés, nous les oublions. Merci à Pascale Savin de nous rappeler qu’aucune vie n’est ordinaire. Son travail n’est pas la simple biographie d’une historienne, c’est celui d’une femme passionnée de relations humaines.

    Résumé :

    Au pied du monument aux morts de Morteaux-Couliboeuf (Calvados) une plaque de onze noms rend hommage à ceux disparus entre 1939 et 1945. Parmi eux, deux déportés dont Marc Grunberg. C’est aujourd’hui la seule trace de cet homme qui a été le médecin du village durant quatre ans (1938-1942) et rien pour indiquer la particularité de son parcours. Marc Grunberg est juif roumain. Il naît sur les bords de la mer Noire en 1906, fait ses études à Strasbourg puis s’installe en Normandie. En 1942, il est arrêté comme otage à la suite du sabotage d’un train allemand. C’est dans un des rares convois de répression qu’il part pour Auschwitz dont il ne revient pas. Marc Grunberg a toujours aimé la France. Il a appris notre langue, il a choisi d’y vivre et il a espéré obtenir la nationalité française. Vaine illusion. Son parcours est celui d’un juif étranger qui malgré tous ses efforts pour s’intégrer se heurte sans cesse à une fin de non-recevoir. Ce livre reconstitue et éclaire son histoire. Marc Grunberg a désormais un visage. Mais il est maintenant plus qu’un nom sur un monument aux morts.
    Pascale Savin est professeur d’histoire. En 2011, un projet pédagogique l’amène à découvrir le nom de Marc Grunberg. A partir de cet instant, elle se lance dans une enquête personnelle sur cet homme qui lui permet aujourd’hui de présenter cette biographie

  • Damnation, mode d'emploi

    Couv damnation mode d emploi

    Le sujet n’est pas banal.

    Maître Alexandra Linberg est follement amoureuse de son collègue Jean-Mathieu Ripolle.

    Quand Jean-Jacques Pelletier nous dit « follement amoureuse », c’est folle au point d’organiser le meurtre de sa femme. Mais en faisant appel à des professionnels du crime, elle ne pensait pas que cette affaire prendrait de telles proportions.

    Elle ignorait qu’un cartel de policiers, aussi fins limiers les uns que les autres, parmi lesquels Jul’, Tom the cat, Monange   ̶   des flics prêts à tout pour faire exploser la vérité !  ̶   s’impliquent jusqu'à tomber de fatigue, ne reculant devant aucune difficulté.

    Ah oui ! J’allais oublier de vous le préciser : Jul’, c’est une femme ; quant à Monange, ça ne peut pas s’écrire en deux mots, même en rêve !

    Une enquête complexe, gore à souhait et tout en rebondissements, jusqu’à la dernière page.

    Résumé :

    Une avocate célèbre et sulfureuse jette son dévolu sur un homme séduisant mais… indéfectiblement marié ! Elle décide de faire éliminer l’épouse gênante par un « sicaire » originaire de Palerme. Ce dernier, influencé dans sa jeunesse par les catacombes de cette ville, a un rapport à la Mort vraiment très spécial ! Puis, quelques jours après, une série de meurtres par décapitation sont commis en région parisienne.
    Le commandant Roland Monange, doté de capacités psy particulières (il est ce que les neurobiologistes appellent un « rêveur lucide »), enquête avec une équipe de la Brigade criminelle. Très vite, une question surgit : s’agit-il d’attentats terroristes ? Ou bien les méthodes employées ne sont-elles qu’un leurre destiné à brouiller les pistes ?
    Ce thriller très documenté fait référence à plusieurs événements réels. Il nous conduit au cœur d’un sordide trafic d’antiquités et de cadavres humains, source de profits alimentant les appétits de ce nouveau domaine criminel qu’est le « gangsterrorisme ». Amour et mort, sexe et sang, en sont les ingrédients principaux.

  • La chamane africaine - Bineka Danielle Lissouba

    Couv la chamane africaine

    Vous connaissez le Kassandja ? C’est un pays d’Afrique équatoriale. On ne le trouve pas sur la carte. Mais il est si palpable, si réel sous la plume de Bineka Danièle Lissouba, qu’il semble  qu’une simple demande de visa suffirait pour s’y rendre.

    De magnifiques personnes dans ce très beau roman ! Certes, il y a aussi des êtres exécrables. Mais, de belles âmes, surtout.

    Le Kassandja est le seul pays du monde disposant de phoskantium dans son sous-sol. Si on vous dit que ce minerai a des propriétés extraordinaires, supérieures à celles des matériaux les plus nobles utilisés aujourd’hui, vous imaginez combien il peut être convoité. Les conflits sont donc inévitables. Aux intérêts nationaux, visant le développement du pays ou, au contraire, l’enrichissement sectaire des gouvernants, s’ajoute l’appétit des plus grandes entreprises internationales qui voient, dans l’exploitation du minerai, l’occasion de mainmise sur les échanges mondiaux. Alors tous les moyens sont bons : espionnage, viols, meurtres, dictature militaire. Un comportement animal !

    James ne comprend pas grand-chose à tout ça. D’ailleurs, ça ne l’intéresse pas vraiment. Du moment qu’il a à boire et une fille dans son lit... Par contre, s’il suit Laura, il pourra rembourser ses dettes. Il la suit.

     

    Résumé :

    James Boots n’a rien d’un James Bond, à part peut-être le physique. Pseudo détective américano-canadien qui s’est perdu quelque part au fin fond des maquis africains, endetté jusqu’au cou, cet ancien mercenaire alcoolique se contente d’une vie légère jusqu’au jour où Laura Scott, une mannequin kassandjaise cynique, fait irruption dans son bureau miteux pour lui demander d’aller récupérer cinquante millions de schillings kass’, disparus dans la nature sous la forme d’une pierre lumineuse.
    James va alors se retrouver propulsé dans une course insensée pour le phoskantium, ce minerai énergétique aux potentialités faramineuses, découvert dans le sous-sol du Kassandja.
    Jusqu’où cette aventure le mènera-t-il ?

  • Jeanne de Belleville, le cœur flibustier - Isabelle Pellé

    Couv jeanne de belleville

    Jeanne de Belleville est mariée depuis plus de cinq ans à Geoffroy de Châteaubriand qui lui a été choisi, comme de coutume à l’époque. Jusqu’à présent, elle a vécu en châtelaine sérieuse, obéissante et soumise à son époux auquel elle a déjà donné deux enfants. Mais à son dix-huitième printemps, son sang bout comme la sève sucrée des pommes de Vendée.

    La plume d’Isabelle Pellé est si caressante que l’on se demande si ce n’est pas elle qui éveille les sens de la jeune femme follement éprise d’Olivier de Clisson, au point d’entretenir une relation fougueuse, brûlante qui finit par donner naissance à un enfant adultérin. Cette situation est inimaginable au Moyen Âge tant elle est périlleuse pour des amants risquant d’être pris en faute. Ils sont obligés de se séparer.

    Tous deux veufs à trente ans, ils se marient enfin et ont quatre nouveaux enfants qui les accompagnent pendant leurs douze ans de vie commune.

    En 1343, Olivier de Clisson, accusé de traîtrise envers le royaume de France, est décapité sans procès. Aujourd’hui encore, les historiens demeurent partagés sur l’existence d’une réelle trahison. Cependant, au-delà de la raison, n’est-ce pas l’amour qui brandit le sabre de Jeanne de Belleville lorsqu’elle arme des navires pour écumer les mers en hurlant vengeance ?

    Résumé :

    Alors qu’elle n’a que douze ans, Jeanne de Belleville est mariée de force à Geoffroy VII, baron de Châteaubriant, un homme plus âgé qu’elle. La vie de la jeune châtelaine semble toute tracée. Quelques années plus tard à Nantes, elle rencontre Olivier IV de Clisson, seigneur du Grand Ouest. C’est le coup de foudre. Leur liaison commence alors que Jeanne est mariée. Sa vie bascule. C’est le début d’une émancipation sociale et charnelle. Au-delà des diktats de l’époque, la noble Dame va vivre sa passion. Pour se reconstruire, Jeanne irait-t-elle jusqu’ à tout détruire ?

    Le destin d’une femme au XIVe siècle dans l’Ouest de la France.

    À fort ancrage régional, cette biographie romancée s’inscrit dans la grande Histoire de France, avec comme fil rouge, la passion malgré le dogme de la religion.

    Remontez le temps aux prémices de la guerre de Cent ans. Loin des clichés sur l’époque médiévale. Découvrez le destin hors norme d’une femme du XIVe siècle. En suivant les aventures de l’héroïne de sa naissance à l’âge adulte, prenez avec elle le chemin de Montaigu, Châteaubriant, Nantes et Clisson. Faufilez-vous dans les couloirs sombres des forteresses et embarquez sur les mers déchaînées !

  • L'inconnue des archives - Emmanuelle Derossi

    Couvert l inconnue des archives

    Dès le premier chapitre, Roman semble épris de l’inconnue dont la statuette habite les lieux dans lesquels il aime à se promener, se ressourcer, à la recherche d’un passé plus vivant que le présent pétaradant, électronique et insipide. À travers sa plume, l’auteure l’emmène, avec son ami François-Xavier, en voyage à la fin du XIVe siècle qui a construit la notoriété et chanté la poésie de la Bourgogne.

    On rencontre Philippa à la veille de son départ de Paris. On l’accompagne dans son destin d’enlumineuse où elle nous présente avec sa candeur les trésors de Dijon dans son écrin de vignes. On découvre sa vie d’artiste au service de la famille du grand mécène que fut Philippe le Hardi.

    La force d’Emmanuelle Derossi réside dans la finesse des descriptions, telles des sculptures anciennes, tant des palais et des paysages que des caractères des personnages. L’utilisation judicieuse de vocabulaire du Moyen Âge, de dialogues en missives, nous projette dans le passé au point que l’on ne sait plus, tellement le récit nous transporte, quelle est la part de légende cachée derrière cette belle page d’Histoire.

    Une passerelle entre le présent et le passé florissant de Bourgogne.

    Résumé

    Qui est la jeune fille du portrait ? Une enquête riche en rebondissements pour un généalogiste qui cherche à tisser son histoire et va remonter le temps jusqu’aux ducs de Bourgogne. Un voyage en terres bourguignonnes.

    Portrait d’une jeune fille inconnue – Dijon – XIVe siècle : Qui est-elle ? Qui a sculpté son portrait ? Roman, généalogiste professionnel et son complice, directeur de collection du Musée des Beaux-Arts, partent en quête de son identité. Ils tissent peu à peu l’histoire de Philippa lors d’une enquête riche en rebondissements.

    Enlumineresse, la jeune fille s’installe au palais ducal en 1395. Fréquentant l’atelier du grand sculpteur Claus Sluter, elle noue des liens privilégiés avec l’un des artistes, Côme. Elle côtoie également le comte Jean, futur duc Jean sans peur. Cette double rencontre scellera sa destinée.

    En toile de fond, la ville contemporaine fait écho à la cité médiévale. La petite histoire se mêle à la grande lors d’événements décisifs : un séjour à Germolles, résidence favorite de l’épouse de Philippe le Hardi, la naissance de Philippe le bon ou encore la bataille de Nicopolis.

    Confrontés à des choix déterminants qui changeront leur destin et celui de leurs descendants, Philippa et Roman nous entraînent à leur suite avec pour indice principal une mystérieuse chouette.

  • La maîtresse chinoise - Moli Wang

    Couvert la maitresse chinoiseDans un pays où la croissance présente de véritables opportunités pour les investisseurs et les créateurs d’entreprises, les laissés pour compte sont nombreux et doivent se battre pour émerger de la misère.
    — Moi, je veux la France ! déclare Daji avec une convoitise non dissimulée.
    Déracinée de sa région natale où la carrière de son père, monsieur Riz, a subitement pris fin, elle n’a que le bac en poche lorsqu’elle s’expatrie à Wuhan, métropole grouillante de population, où l’avenir ne réserve rien de plus qu’un travail précaire et des conditions de vie insalubres.
    Son amie Dodo n’a pas beaucoup de mal à la convaincre de partir à la pêche au millionnaire. C’est sans doute le meilleur moyen de gagner suffisamment d’argent pour poursuivre ses études. Elle s’y voit déjà : en France !
    Le roman de Moli Wang est poignant de vérité. La maîtresse chinoise qu’elle nous présente n’en demeure pas moins sympathique et pleine de vie.
    Un très beau roman, témoin de notre temps.

    Résumé :

    Daji, dix-neuf ans, a quitté sa petite ville du centre de la Chine et travaille désormais comme serveuse dans un célèbre restaurant de Wuhan. Elle rêve d’une vie meilleure, mais comment s’en sortir sans diplôme et sans argent ? Sa meilleure amie lui propose un jour de contacter la Bao : officiellement une spécialiste en « conseils émotionnels », en réalité une entremetteuse des temps modernes. Très vite, Daji rencontre un homme riche et se voit tenir le rôle de concubine.
    La Maîtresse chinoise décrit de l’intérieur et sans concession une Chine pétillante, insolente et captivante, comme il nous est très peu donné de la voir.

  • Nécrophonie - Thierry Dufrenne

    Couvert necrophonie

    Alors là, il y va vraiment fort !

    À manipuler l’humour noir comme le chirurgien son scalpel, le boxeur son poing, la mort sa faulx, on en viendrait presque à croire que Thierry Dufrenne est un Serial Thriller.

    Sanguinolence et putréfaction. Torture  ̶  Mais subir la torture n’est-il pas vivre ? Restes nauséabonds.

    Un insoutenable suspense où ceux qui détiennent des éléments probants ne peuvent les dévoiler au risque d’être soupçonnés de complicité. Et dites-vous bien que vous pourriez vous retrouver dans la même position, sans n’avoir rien vu venir !

    Dans les milieux hospitalier et policier que l’auteur, en connaisseur averti, dépeint sans complaisance, les acteurs et les témoins vivent les drames sans habiller leurs états d’âme de faux-semblants. Leurs propos sont tranchants, leur fatigue et leur angoisse palpables.

    L’intrigue est complexe et cependant très réaliste, même si Thierry Dufrenne, ne se contentant pas du dialogue percutant qu’il entretient avec les vivants, semble prendre un malin plaisir à faire parler les cadavres.

    Lisez-le ! Vous allez passer un sale moment !

    Résumé :

    Quel est le lien entre le cadavre d’une infirmière jeté au bas de l’escalier menant au service des Urgences, des membres humains tranchés et des corps décapités, entassés dans un ancien laboratoire désaffecté ? Les lieutenants Silaine et Legarde sont en charge de l’enquête.

    De la morgue du CHU de Semier au guichet d’accueil des patients, ils vont inverser les rouages de la mécanique hospitalière. Ils remonteront la piste d’un assassin dont ils ne comprennent pas le mobile.

    « Nous ne pouvons pas prendre la place d’un mort. Est-ce cela qui a poussé de grands inventeurs comme Edison à vouloir communiquer avec eux ? Les funérailles sont créatrices. Nous ne masquons pas les morts pour nous soustraire à leur pourrissement, mais pour nous reconstruire et en édifier une nouvelle image. Les fraîches paroles d’un défunt pourraient être la matière première de cette charpente. La nécrophonie sera l’antidote aux affres du deuil. »

    Thierry Dufrenne travaille dans la Santé depuis trente-sept ans. Passionné de médecine légale, l’univers hospitalier lui a déjà inspiré cinq romans. Il brosse ici une enquête policière dans un CHU. Avec un œil espiègle et des décors peu communs, sous le regard inquisiteur des caméras de surveillance.

  • Le ravin des anges - Nicole Provence

    Couvert le ravin des anges

    Le Ravin des anges est-il un roman policier ? Un thriller ? Je crois que c’est avant tout une histoire de familles...

    Une famille d’enquêteurs professionnels, à laquelle appartient presque naturellement Rachel, l’adorable femme de l’adjudant Bernard Di Nazzo que l’adjointe Cécile Borry seconde avec brio.

    Il est bien rare que des collègues de travail montrent un tel esprit d’équipe.

    Face à l’adversité d’une famille de malfrats qui trafiquent, violent, tuent, Cécile et Gladys, auteure célèbre qui ne s’est jamais remise du deuil de son enfant, s’unissent pour sauver la jeune Jasmine, qu’elles considèrent un peu comme leur petite sœur, menacée de mariage sur ordre patriarcal.

    Et puis, en filigrane, l’auteure nous présente aussi cette grande famille de ceux qui n’ont rien ou pas grand chose, et qui se battent pour que le monde change.

    Dans ce beau roman dramatique aux personnages attachants, Nicole Provence se montre très adroite dans sa façon de rappeler les éléments de l’enquête. Et puis, on ne peut rester indifférent à sa manière de nous dépeindre avec réalisme le contraste entre la banlieue pauvre des immeubles de Roussillon et les rues ensoleillées bordées des mosquées et des palais d’Istambul.

    Au-delà du suspense de l’intrigue, le Ravin des Anges est un voyage palpitant.

    Résumé :

    À quelques semaines d’intervalle, on découvre deux cadavres de lycéennes dans le ravin d’une déchetterie. L’adjudant Di Nazzo mène l’enquête.

    Trois femmes affrontent leur destinée dans ce roman : la fragile Gladys, une romancière blessée par la vie ; Cécile, l’adjointe obstinée de Di Nazzo, que rien ne fait reculer, et Yasmina, une jeune Turque prisonnière des conventions familiales dont elle veut s’affranchir. Une solide amitié leur permettra de vaincre les dangers qui surgiront sur leur chemin.

    Suspense et rebondissements entraînent le lecteur depuis Roussillon, gros bourg de France, jusqu’à Istanbul, la fourmillante et trépidante ville de Turquie. On plonge dans la noirceur des crimes pour rejaillir dans la splendeur des mosquées colorées stambouliotes.

    Un roman empreint d’une certaine dureté et de violence mais non dénué d’humour et d’une grande sensibilité.

    Nicole Provence naît en 1948 à Châtellerault dans la Vienne et elle vit aujourd’hui dans la région lyonnaise. Férue de lectures et d’écritures en tous genres, elle participe à un concours en 1998 et a le plaisir de voir une première nouvelle du genre polar retenue par France Loisirs. Le pied est mis à l’étrier. Depuis, elle se consacre entièrement à l’écriture de romans polars-terroir et de romans jeunesses. Plusieurs sont parus dans la Collection Passerelle, Angkor les génies décapités et Le Miroir aux revenants.

    Avec Le ravin des anges, elle renoue avec le polar dont les enquêteurs sont les héros de ses précédents romans policiers.

  • Frédéric, Instants de grâce - Dominique Faure

    Couvert frederic instant de grace

    En découvrant ces Instants de grâce, je ne peux m’empêcher de penser à Verlaine évoquant son rêve familier   ̶  ce rêve étrange et pénétrant  ̶   sensuel et poétique.

    D’une main dentelière, Dominique Faure écrit, danse, dessine, compose, chante l’amour. Avec tendresse et sensualité, il évoque la passion qui unit François et Frédéric, deux artistes dont l’âme est gravée de souvenirs douloureux. Car si le roman est nourri de rêve et du bonheur présent, il porte aussi la violence des cauchemars surgissant de leur enfance déchirée.

    Tout au long de son livre, l’auteur nous invite au voyage, de soirées intimes en jours d’absence désolée, de chagrin profond en joie intense, de sereine volupté en peur intestinale, d’incontournable violence en suave douceur. Ses héros sont beaux et nobles. Comment pourrait-on ne pas les aimer ?

    Résumé :

    Est-ce le hasard qui a décidé que se rencontrent Frédéric le musicien et François l’auteur ? Ils passent à tour de rôle à la radio en direct, non sans une appréhension qui fait naître en eux une empathie réciproque. Ce rapprochement sera suivi d’un tête-à-tête au restaurant. Frédéric irradie un charme tout de réserve et de discrète féminité qui suscite en François une attirance immédiate.

    Les liens très forts qu’ils tissent côte à côte seront ponctués d’élans et de retenues. Pourquoi ? Quel traumatisme lié à l’adolescence de Frédéric le perturbe aussi douloureusement ? Qu’est-il arrivé à François dans sa petite enfance dont les souvenirs lui reviennent en filigrane ?

    Chaviré entre les instants de grâce et les moments de désespoir destructeur de Frédéric, François note dans un carnet ce qui désormais conduit le fil de ses jours. Leur relation empreinte d’une sensualité fine très présente touche notre sensibilité et invite à l’émotion. L’écriture délicate, subtile, nous fait vivre de l’intérieur leurs ressentis, ce qui confère à ce récit toute sa singularité.

    Extrait :

    Nous parlons à deux voix. Nous jouons à quatre mains. Harmonie des sons, mêlés aux voix qui disent, aux mots qui expriment. Les notes qui ondoient sous tes doigts, sur ces touches que nous partageons, sont le reflet de nos instants de grâce. Nous disons ensemble aussi, par cœur, le regard loin devant, l’avenir...

  • Le dernier écrivain - Elsa de Bono

    Couvert le dernier ecrivain

    Je vous aurai prévenu : ce livre est dangereux !

    Vous le lisez, vous prenez le risque d’être considéré comme un rebelle, dans une société consumériste où chaque mot, chaque phrase, chaque pensée n’est qu’opportunité de chiffre d’affaire et de confort matériel.

    Mais si vous ne le lisiez pas, vous perdriez à jamais l’occasion de transmettre à l’humanité votre culture, votre libre pensée et votre goût pour la beauté du monde.

    Elsa de Bono vous présente Le Dernier Écrivain, je vous conseille vivement d’en être lecteur. C’est une question de vie ou de mort !

    Résumé :

    Dans un monde où lire est interdit, où le langage est réduit à la simple utilité quotidienne et où seule une élite peut accéder au savoir, Gab fait partie de ces rebelles qui font circuler des
    livres sous le manteau et se réunissent clandestinement pour en parler Mais la police de l’Ordre démocratique vient de tuer Rosa, le dernier écrivain Les Services de protection de l’Ordre social sont chargés de retrouver les lecteurs clandestins afin de les éliminer C’est ainsi que Paul, membre important de ces Services et de l’élite, va rencontrer Gab Malgré eux au coeur du combat pour l’accès aux mots, à la lecture, au rêve et à la liberté, quelles chances a leur histoire d’amour dans ces conditions ?

     

  • L'orbe sacré - Valérie Aguettaz

    Couvert l orbe sacre

    Comme Éléa l’avait annoncé, la Léthie, continent légendaire intemporel est prise dans les griffes du Dragon de Feu, déchirée au centre par les volcans, tandis qu’un ras de marée, provoqué par le souffle du Dragon des Océans, menace d’engloutir les vallées du riche Kaong occidental.

    Pour les épaulards, habitants belliqueux des hauts plateaux de la Golthie, il suffit pour assurer l’avenir de tous les peuples du nord, d’envahir le Kaong et de s’emparer des richesses de cet empire prospère. Cependant, Scythor, le Grand Khoï, préfère dans sa sagesse unir les peuples pour partir à la conquête de territoires vierges où se trouvent des ressources suffisantes pour nourrir tous les humains.

    Pour découvrir l’Orbe sacré, Valérie Aguettaz nous fait traverser des paysages fantastiques. Nous accompagnons ainsi ses héros au caractère puissant, depuis les Roches Noires jusqu’aux Cascades Incandescentes, en longeant les Marais Bradamants ou les rives du Fleuve Rouge.

    Quels personnages fabuleux, et quel voyage !

    Résumé :

    Vous entrez dans l'univers de Scythor, Grand Chef des hordes gholtoïes qui lutte contre des traîtres, fomente des intrigues et renverse les alliances ; dans les vies du jeune Aushard rêvant de batailles, de gloire et d’amour, de l’espion Dintao, de l’émouvante Luà, du petit Garuda toujours en quête de secrets, de la farouche guerrière Browena jamais asservie, de prêtresses omnipotentes et de biens d’autres encore qui se battront pour dominer ou survivre.
    L’histoire se passe sur le continent Léthie. Et même s’il s’agit de fantasy, ces femmes et ces hommes partageront avec vous de vraies émotions. Les événements vous happeront par leur réalisme, car il s’agit plus d’aventure que de merveilleux… Enfin, presque, car il y a l’Être de Lumière et les Dragons…

  • Les vignes du diable - Annebel Joseph

    Couvert les vignes du diableUn roman historique dans les beaux vignobles de Bourgogne

    Si vous appréciez les pages d’histoire, avec leurs références sociales et la présentation claire des événements politiques, les Vignes du diable pourront étancher votre soif culturelle en vous décrivant le quotidien de la vie en Bourgogne, à la fin du XIXe siècle.

    Si vous vous intéressez à la condition féminine dans la société du bas Moyen-âge, vous rencontrerez dans ce récit historique des personnages qui vous apporteront leur témoignage, notamment la jeune Éléanore, volontaire, audacieuse et rétive aux décisions patriarcales de son époque.

    Si l’aventure vous tente, vous pourrez accompagner Gabriele et ses amis sur les chemins périlleux qui longent les vignobles des abbayes de Clairvaux, de Cîteaux ou de Beaune, à la poursuite des assassins et des rebelles au duc de Bourgogne.

    Enfin, si les nobles sentiments d’amitié, d’honneur, d’humanisme, de fidélité, d’amour vous sont chers, alors vous prendrez un plaisir certain à lire ces belles pages d’Annebel Joseph.

    Résumé :

    Les Vignes du diable est un roman historique. Il vous plonge dans une enquête pour des meurtres commis dans les monastères bourguignons. Annebel Joseph vous entraîne au Moyen Âge sous le règne de Philippe de France, premier duc Valois de Bourgogne, dit « Philippe le Hardi ». Vous partirez sur les traces des moines cisterciens dans une enquête palpitante…

    1395, le bas Moyen-Âge.

    Des morts inexpliquées de moines et de frères convers, experts et chantres du savoir vinicole, sèment le trouble dans les abbayes cisterciennes du duché de Bourgogne. En parallèle, un noble bourguignon, membre influent d’un groupe visant à protéger les intérêts du Duc de Bourgogne, est enlevé par des inconnus dans un village du même duché.

    Secondé par la jeune noble Éléanore de Loisel et son frère Eudes, Gabriele Farinelle, représentant du Duc de Bourgogne et frère d’un des moines décédés, mène l’enquête afin de démêler l’écheveau des intrigues.

    D’abbayes en forteresse, de villes en villages bourguignons, ce livre vous plongera dans les méandres de la société du duché de Bourgogne de l’époque, à travers le parcours semé d’embûches de personnages atypiques et attachants.

  • Papy sitting - Carole Meudic

    Image1 9

    C'est une honte ! Un scandale ! Passer sa vie à cotiser pour une caisse de retraite et se retrouver au final, gros-Jean comme devant, sans un rond à la merci de ses enfants.
    Et eux ? N'ont-ils pas déjà assez de difficultés à boucler leurs fins de mois ? Ils n'en sortiront donc jamais de cette galère !

    Papy sitting fait froid dans le dos. Pourtant, plein d'humour, d'amitié, d'amour, il n'a rien d'un thriller... Mais à bien y réfléchir, et même si Carole Meudic s'applique in fine à nous sortir de ce cauchemar, on espère secrètement que ce très bon livre, n'est pas un roman d'anticipation.

    Résumé :

    Prenez un papy-boomer qui coule des jours heureux aux Caraïbes depuis près de vingt ans. Prenez un vieux garçon de presque cinquante ans qui galère depuis la même date. Mélangez.

    Car l'Etat est en faillite, ne peut plus payer les retraites et oblige les enfants à prendre en charge leurs parents. Or, lorsque les liens entre père et fils sont distendus, l'ambiance peut devenir explosive!

    Des pages drôles qui nous touchent et explorent les fractures parfois douloureuses entre les générations.

  • La moustache d'Hitler - Anne Wernet

    Image1 8

    Si près de 9000 livres évoquant la seconde guerre mondiale on été publiés à ce jour, bien peu d’auteurs se sont penchés sur le sort des opposants au régime fasciste agissant dans les rangs mêmes de l’Allemagne nazie, au péril de leur vie.

    Respectueuse des événements historiques, Anne Wernet parvient à nous faire vivre le quotidien de jeunes résistants. Au fil des pages, on s’attache par solidarité à ces personnages, au point de partager leurs passions et leurs angoisses. Jusqu’au bout, on espère pour chacun une fin salutaire, sans ignorer cependant que la mort rôde, omniprésente, inévitable.

    Un très beau roman, empreint d’histoire et de valeurs humanistes.

    Résumé :

    Allemagne. Juin 1941. Alors qu'Hitler lance l'opération Barbarossa et ordonne à la Wehrmacht d'envahir l'URSS, la guerre prend un nouveau tournant. Dans le Grand Reich, l'opposition au Führer s'organise. À Hambourg, le réseau de Résistance 07 lance l'offensive et cherche à convaincre les Etats-Unis d'entrer en guerre contre Hitler. Willy, membre actif du réseau, réussit à monter une équipe dans la région de Coblence. Quatre jeunes gens, Anna, Silvie, Arnold et Josef, s'engagent à ses côtés. Entre distribution de tracts, exfiltration de témoin et amours naissants, les risques s'intensifient. Séparés durant l'été, confrontés à des choix difficiles, ils continuent malgré tout la lutte. Mais, quand Anna se retrouve mêlée à la folie mystique et ésotérique du Reichsführer Himmler, la situation leur échappe... Entre fiction et réalité historique, ce roman aborde un aspect méconnu de la Seconde guerre mondiale, celui des Allemands qui ont cherché à résister à la dictature nazie, au péril de leurs vies.

    Originaire de Moselle, Anne Wernet est professeure dans un lycée de Seine-et-Marne où elle enseigne l'histoire-géographie depuis seize ans. Passionnée de littérature, et de la Seconde Guerre mondiale, elle réussit à lier les deux en écrivant La moustache d'Hitler, son premier roman historique.

     

  • Secrets en sourdine - Muriel Mourgue

    Image1 7

    C’est dans l’Amérique de 1960 que Thelma Vermont cherche à percer les secrets de la disparition de Curtis Ceder, brillant publiciste.

    Est-il la victime de son collègue jaloux ? A-t-il été enlevé par des partisans de Nixon, en raison de son engagement politique en faveur de John F. Kennedy ? Est-il séquestré pour exercer une pression sur son frère Harvey, avocat engagé résolument dans les causes perdues ?

    À moins que Barbara n’ait organisé elle-même le kidnapping de son mari...

    En détective expérimentée et entourée de ses amis, le journaliste Benny, le vieux psychanalyste Abraham et Salvatore, son cuisinier Italien préféré, Thelma va conduire son enquête avec détermination. Et tandis qu’elle arpente les rues de New-York à la recherche de la vérité, la voix rauque et suave de Dana Raise l’accompagne en sourdine de Chelsea à Manhattan.

    L’intrigue policière est bien construite et le style comportant suspense et humour est agréable. Les dialogues sont fluides et bien appropriés à chacun des personnages.

    Résumé :

    New-York. Automne 1960. Le rêve américain semble plutôt bien se porter. Audrey Hepburn tourne un film devant la vitrine du célèbre Tiffany et Kennedy est en route pour la gloire. Curtis Ceder, un brillant publicitaire à qui tout sourit, disparaît soudainement. Son épouse, Barbara, charge la détective privée Thelma Vermont de retrouver sa trace. Par où commencer ? Du côté de NYS, l’agence de publicité qui emploie Curtis Ceder ou bien au sein du comité de soutien au candidat Kennedy dont Curtis est devenu l’un des plus fervents admirateurs ? Curtis Ceder paraît plus lisse que la surface d’un lac un soir d’été sans le moindre souffle de vent, mais alors qui sont ces types qui se mettent à surveiller les moindres faits et gestes de Thelma ?

    Muriel Mourgue vit en Lorraine. Elle signe ici un roman noir dans le plus pur style vintage et plonge le lecteur au cœur de l’Amérique du début des années soixante, sur un air de jazz évidemment !

  • Lorin - Christian Thomas

    Image2 2

    En nous racontant l’histoire de Lorin, ce sont deux tiers du XXe siècle que nous conduit à parcourir Christian Thomas. Il parvient à nous présenter avec justesse et simplicité l’évolution technologique et sociologique tant à la campagne qu’en ville.

    Il nous initie au voyage, en France, de Mâcon à Nice, Vichy, Paris. Et de plus en plus loin, en Afrique, en Amérique.

    Ses descriptions sont suggestives et nous invitent, nostalgiques, à revivre notre passé. Ses personnages sont palpables ; ils ressemblent tant aux membres de nos propres familles : beaux, drôles, ambitieux, attendrissants pour certains, laids et méprisables pour d’autres, mais tous remarquables et inoubliables.

    Une saga familiale réussie.

     

    Résumé : 

    Janvier 1994, Lorin rejoint sa mère sur le point de décéder. Cette dernière lui révèle un lourd secret. Il comprend alors d’où vient son mal-être, les chemins tortueux qu’il a empruntés, les choix qu’il a faits inconsciemment, les questionnements qui ont toujours bouleversé son quotidien. Comment peut-il désormais donner un sens à sa vie ?
    De Paris à Mâcon et de Vichy à Nice, vous serez propulsés dans les années 1940 afin de suivre plusieurs périples familiaux. Vous voyagerez au Maroc, au Tchad, au Gabon, ou encore en Amérique.

  • Tétranébreuses Tome 3 - Marie-Antoinette - Mary Play-Parlange

    Tetranebreuses 3Bettina n’est pas très jolie, c’est vrai. De petite noblesse, elle a également le mauvais goût d’être une femme dans un monde où ce sont les hommes qui ont le privilège de porter haut le nom et la renommée de la famille.

    Cependant, quand la vieille, si vieille âme découvre combien « elle est lumineuse et vive », comme « elle respire l’audace et l’appétit de vivre », elle décide de l’accompagner.

    Bettina parviendra, grâce à son oreille parfaite et à son courage, à quitter la famille qui l’étouffe, pour demeurer aux côtés de Marie-Antoinette, qu’elle initie à la musique, à la cour de l’Impératrice d’Autriche.

    La vieille, si vieille âme pourrait bien avoir trouvé en Bettina l’opportunité de s’épanouir. Mais est-il concevable au XVIIIe siècle d’être une femme éprise de liberté et d’indépendance ?

    Dans un roman où elle mêle histoire et essai sociologique, c’est à cette question que nous invite à répondre Mary Play-Parlange. Une manière fort sympathique d’appréhender un sujet sérieux.

    Résumé :

    Quand « la vieille, si vieille âme » venue du fond des âges après des années d’errance au royaume des ombres se réincarne pour la troisième fois.

    Quand « la vieille, si vieille âme » se glisse au cœur de l’hiver 1740 dans le corps d’un enfant à naître à Salzbourg en Autriche.

    Quand « la vieille, si vieille âme » retrouve la chaleur du corps de la petite Bettina von Kalk.

    Quand après bien des turbulences cette même Bettina von Kalk, musicienne surdouée de dix-sept ans, quitte sa ville natale et se retrouve à Vienne au couvent des Ursulines.

    Quand répondant à ses vœux ambitieux, l’Impératrice Marie-Thérèse, impressionnée par son talent, la fait venir à la Cour pour y enseigner le clavecin et la harpe à sa dernière fille, la petite Marie-Antoinette, née deux ans plus tôt.

    Quand cette nouvelle Tétranébreuse, femme de l’ombre mais femme puissante à l’instar de celles qui l’ont précédée, va jouer sa partition au propre comme au figuré dans la destinée hors du commun de la jeune princesse, future reine de France…

    Dans ce troisième opus après Agnès Sorel T1 et Madame de Sévigné T2, Mary Play Parlange s’appuyant sur une riche documentation historique, nous invite à suivre sa nouvelle Tétranébreuse. Pugnace et ambitieuse celle-ci surmontera tous les obstacles et parviendra jusqu’à la Cour Impériale de Vienne où elle marchera dans les pas d’une jeune reine en devenir…

  • L'orage - Christian Schott

    Couverture l orageLa pluie. La nuit. Et l'horreur. L'explosion a déchiqueté les cadavres des sept amis réunis à Ouglange pour fêter leur quarantième anniversaire.
    Mais qui a pu s'introduire dans le presbytère pour poser la bombe ? Un opposant à la mairie ? Un activiste révolutionnaire ? Un jaloux ?
    ̶ Alors, Bolitch ? Aboie le commissaire, tandis que le jeune inspecteur questionne les habitants, arpente le village à la recherche d'un mobile et du meurtrier.
    Des rideaux qui bougent sur son passage dans la grand-rue, des « sale flic ! » murmurés à son oreille, des non-dits, des mensonges... Christian Schott réunit dans L'orage les ingrédients d'un bon polar : des personnages présents, des descriptions précises, un suspense permanent.
    À déguster.

    Résumé :

    Une explosion souffle l’ancien presbytère du village. Des décombres, on retire sept victimes, qui fêtaient ce soir-là leur quarantième anniversaire.
    C’est la consternation, la presse locale s’interroge, la télévision nationale interroge.
    Attentat, suicide, assassinats, accident les thèses s’affrontent.

    L’inspecteur Bolitch sillonne la campagne avec sa Ford rouge. Epris de littérature, de jazz et de chanson française, il mène ses investigations dans un monde rural, fruste, et rencontre une galerie de personnages parfois attachants, parfois revêches, typiques ou atypiques.
    Bolitch est l’acteur solitaire de cette enquête, mais aussi spectateur de cette petite communauté qui vit en Lorraine en toute fin du vingtième siècle. Il y pose un regard tour à tour amusé, curieux ou tendre.


    D’interrogation en certitude, son parcours est fait de méandres.
    Et la vérité adviendra, mettant fin à la quête du policier.
    Une vérité qui trouve source dans le lointain, nourrie du mauvais temps qui a passé.
    Une vérité froide d’une tragédie oubliée, brûlante d’un chagrin jamais étouffé.

  • Tétanébreuses T4 - Camille Claudel

    Couverture tetranebreusesTout au long du roman, le lecteur sent la présence de la vieille, si vieille âme qui habite Charlotte, la jeune Berlinoise qui rejoint à Paris sa cousine Ingrid pour intégrer l'académie Colarossi où elle va pouvoir se perfectionner à la sculpture.
    La vie de Charlotte est trépidante en cette fin du XIXe siècle. En tant qu'amie de Camille Claudel, elle aura la chance de rencontrer les plus grands artistes : Auguste Rodin, et aussi Alfred Boucher, Paul Claudel, Jessie Lipscomb...
    Nicole Parlange décrit les méthodes de travail d'Auguste Rodin et celles, différentes, de Camille Claudel ; elle nous montre comment la passion charnelle des deux amants influence leur expression artistique. Ainsi, de la glaise à l'odeur acide et du marbre poussiéreux voyons-nous naître les bustes et les rondes-bosses qui marquent l'entrée dans l'univers des impressionnistes.
    Comme toutes les femmes, Charlotte souffre des injustices de la société patriarcale qui leur interdit l'accès aux Beaux-arts, de la xénophobie envers cette femme et sa fille importées des pays exotiques pour être exposées comme des animaux au jardin d'acclimatation, de l'exposition limitée à quelques oeuvres féminines au Salon des Artistes.
    Cependant, la vieille, si vieille âme qui l'habite aujourd'hui sait qu'elle a pris son envol. Toutes les femmes sont désormais engagées à construire l'avenir.

  • La confrérie de l'échelle - Eric Lambert

    Couverture la confrerie de l echelleRares sont les romans de cape et d'épée écrits par un auteur contemporain. Éric Lambert nous en offre un. Quel plaisir de retrouver l'ambiance des récits d'Alexandre Dumas, de Théophile Gautier, de Paul Féval.
    La confrérie de l'échelle est un groupe éclectique de personnages hauts en couleur, tous riches d'expérience, emplis d'honneur et animés du même esprit de justice. Chacun apportant ses propres armes, ils sont bien décidés à venger les crimes odieux qui ont été perpétrés au domaine, quelque dix ans plus tôt.
    En grands stratèges, ils mettront tout en oeuvre pour parvenir au terme de leur enquête. Cependant, il n'est pas certain qu'ils pourront éviter les embûches semées sur leur chemin. Les commanditaires des meurtres semblent vouloir cacher un secret d'État.
    Tout en rebondissements, ce livre d'aventures ne serait pas complet s'il ne comportait aussi les fumets de la bonne cuisine, la belle humeur de chacun autour de la table, la fraîcheur des promenades. Et aussi, bien sûr, une tendre histoire d'amour...
    Merci à Éric Lambert qui nous envoie 
    la Confrérie de l'échelle pour réveiller notre adolescence. Nous en attendons déjà les prochaines aventures.

    Résumé :

    Mars 1652

    Au milieu du XVIIe siècle, Alexandre d’EMBRELAT, un jeune homme d’à peine dix-huit ans, se met en tête de retrouver les mercenaires qui ont assassiné son grand-père et son père dix ans plus tôt.

    Pour commencer, sachant bien qu’il ne peut conduire sa quête seul, il forme un équipage aussi hétéroclite que complémentaire. Ensemble, ils devront découvrir les activités secrètes de son aïeul avant de se confronter aux arcanes de la politique menée par le Cardinal Mazarin. Là-dessus, la Fronde, avec ses intrigues, complots et autres conjurations, refait surface. Et le jeune enquêteur risque de compromettre, par son enquête, la paix civile qui vient d’être conclue par le premier des ministres du tout jeune roi Louis XIV. Mais pour une raison qu’il ignore, le Cardinal décide de laisser Alexandre continuer ses investigations, au risque de faire remonter à la surface des secrets qu’il serait préférable de garder enfouis.

    Quoi qu’il en soit, durant cette aventure, Alexandre devra faire preuve de sagesse, de ruse et d’habileté, épée en main. Mais ses amis seront là pour l’y aider, avec bienveillance, n’en doutons pas.

  • La légende de Larry Hoover - Alan Alfredo Geday

    Couverture larry hooverDans ce roman d'inspiration historique, Alan Alfredo Geday nous escorte dans le quartier de Harlem, où les familles afro-américaines prient le droit de vivre au milieu des blancs, privilégiés racistes desquels il n'y a rien à espérer, sauf à devenir champion de boxe, tel le grand Cassius. Bien sûr, les hommes de pouvoir s'engagent à mettre en oeuvre des politiques sociales égalitaires. Mais ce ne sont que vaines promesses... Quelle autre issue pour une mère de famille esseulée que d'enrôler ses fils pour aller lutter au Vietnam ?
    Là, on ne parle plus de conditions de vie, mais d'espoir de survie au combat, si l'on parvient à s'extraire des maladies de marais puants. Les hommes s'y endurcissent, y perdent leur identité, leur dignité, leur foi... et leurs frères.
    Quand Larry revient, il n'est plus le même. La guerre l'a transformé. Il ne supporte plus la ségrégation et décide d'agir pour que les choses changent vraiment. Il parvient à s'entourer des opposants aux ségrégationnistes et à les conduire à la révolution du peuple noir. Il sait que la violence ne mène qu'à la violence, mais quitte à être délaissé par ceux qui espèrent une solution pacifique au problème, Il ira jusqu'au bout afin d'établir l'égalité entre les peuples.
    La légende de Larry Hoover est un roman poignant de vérité. Les descriptions de l'auteur sont riches et précises ; on arpente les quartiers de Harlem en compagnie des blacks dont on devine le désoeuvrement, puis la haine vengeresse. On imagine sans peine l'abnégation des descendants d'esclaves, rassemblés autour des chants négrospirituals. Les combats et les luttes sont réalistes et le lecteur ne peut que les accepter, malgré leur violence, pour que justice soit faite.

    Résumé :

    Sous le pont de Brooklyn, c’est le lieu de l’interdit. C’est aussi le lieu où l’on discute de la fausse démocratie. Le lieu des complots, des menaces, des espoirs et des secrets. Le lieu des gens de rien qui veulent faire changer le cours des choses. Des gens en colère ou en perdition. Les réunions, on les fait en cachette, parfois même à la sauvette lorsque l’on entend une sirène qui approche. Les policiers font la ronde et embarquent quelquefois des ennemis de l’ordre social, ou tout du moins des noirs qui restent trop tard hors du ghetto et qui se rassemblent autour d’un baril. Personne ne sait ce qui s’est déroulé par le passé sous le pont de Brooklyn. Il y a bien des légendes et des rumeurs, mais seule l’East River connaît la vérité. C’est l’histoire des bas-fonds qui se chante dans le frémissement de l’eau.

  • Journal d'un sans-mémoire - épisode 1 A la croisée des ponts

    Couv journal sans memoire

    Melvin est un SMF (un sans-mémoire fixe). Ce n’est pas une maladie. En fait, il se souvient de tout ce dont on lui rappelle l’existence. Le problème est qu’il a oublié tout ce qui précède le jour de sa renaissance, lorsqu’il s’est réveillé, perclus de douleurs, assourdi par d’intenses vibrations, angoissé d’ignorer pourquoi il repose ici, dans le lit d’une rivière À la croisée des ponts.

    Les descriptions tout en détails physiques, intellectuels, sensuels que nous fournit Raphaël Watbled dans ce premier épisode où il emmène Melvin à la recherche de son passé nous montrent bien que la mémoire du jeune homme est intacte ! Mais comment va-t-il l’aider à retrouver les racines de son présent ?

    Résumé :

    Par une nuit de printemps, une jeune femme entreprenante aborde un jeune homme assis seul sur un banc et qui semble ne rien attendre, au milieu d’une avenue quasi déserte. Le courant passe entre eux deux. Elle aime bien le caractère un peu détaché et énigmatique de Melvin. Il aime bien l’audace et l’effronterie de Patchi. Elle lui propose de la suivre chez elle, à trois pas de là, où elle convie aussi l’un de ses partenaires rencontrés sur le Net.
    Au terme d’une nuit étrange entrecoupée de moments sensuels, Melvin retourne auprès de la famille qui l’héberge depuis quarante-huit jours. Quarante-huit jours, c’est le temps qui s’est écoulé depuis qu’il s’est réveillé sous l’arche d’un aqueduc, totalement amnésique. Depuis, il tente de reprendre sa place dans la société, de traquer les indices susceptibles de lui révéler son identité… mais aussi de redécouvrir certaines voluptés.
    Qui était-il dans sa vie d’avant ? Quelqu’un l’attend-il et où ? Quel événement peut expliquer cette totale amnésie ?
    Ce livre relate les vingt-quatre heures d’une journée de sa nouvelle vie.

  • L'amour, surtout l'amour - Patrick Chavardès

    Couv l amour surtout l amour

    L’amour, surtout l’amour. Trois mots. Trois nouvelles. Trois hommes. Différents ? Ce n’est pas certain. Ils sont auteurs dont la plume s’est nourrie d’une muse. Mais leur muse les a quittés. Ils l’aimaient, mais n’ont pas su la garder. Et le désir qui les brûle aujourd’hui ne suffit pas à attiser leur création artistique.

    Dans ce recueil mettant en scène trois générations d’hommes, l’auteur nous montre qu’au-delà de l’envie qui enflamme les sens, l’amour seul a le pouvoir de sublimer l’art.

    Résumé :

    Passion et raison tuent les sentiments. Pourtant les protagonistes de ces trois nouvelles semblent y croire. Amants lyriques ? Sans doute, appartiennent-ils à une espèce en voie de disparition ? Au fil de ces textes, question de tempo, l’amour chante ou déchante mais sa musique est entêtante.
    Une petite éternité raconte l’histoire d’un éditeur confronté à la solitude après une rupture. Le temps est parfois un ami : une porte se ferme, une autre s’ouvre doucement et quelqu’un s’invite à sa table.
    Dans Impossible Nadia, un jeune rentier, cultivé, un peu esthète et joueur approche celle qu’il désire. Il prend du plaisir mais ne la trouve pas à la hauteur de son attente. A-t-il été trop vite ? Sous le signe de la patience et de la tendresse, une deuxième chance n’est jamais exclue.
    Avec L’amour, surtout l’amour, Paul, écrivain décalé, flâne dans Paris avec les fantômes de son passé. Par hasard, il retrouve Julie, son amour de jeunesse et ils évoquent des souvenirs. Elle doit repartir et c’est bien ainsi. Survient Sylvie, sa voisine et confidente… et qui sait, plus ?

  • Racine de nuage - Anouchka

    Racine de nuageRacine de nuage raconte la vie de Romain, un sculpteur écorché intransigeant, vrai au plus profond de son âme. La douleur, la haine, le désir, l’amour sont autant de sentiments qui alimentent sa passion. Car la création ne supporte pas la vulgarité de l’ordinaire. L’art est intransigeant.

    Comme le héros de son roman, Anouchka polit chaque phrase jusqu’à la rendre lisse et parfaite, comme un marbre de Rodin. Elle nous invite ainsi, en méta-position, à donner du sens à une œuvre d’art et à tenter de comprendre, au-delà de sa représentation physique, l’âme qui la compose.

    Racine de nuage est aussi un formidable appel à la réflexion pour ceux qui veulent créer à leur tour.

    Merci Anouchka.

     

    Résumé :

    Pénétrer dans la sphère de Racine de nuage, c’est se glisser dans une bulle où la réalité rejoint un monde fantasmagorique. Ce huis clos passionnel vous entraîne dans l’univers de Romain, un sculpteur au passé torturé, engagé à mille pour cent dans son art. Façonner la pierre nourrit ses pulsions sexuelles et alimente des phases d’euphorie créatrice, mais au prix d’une folie qui le guette.
    Le héros du roman, en lutte permanente contre ses démons, voit ses codes bouleversés lorsque Éloïse, de vingt ans sa cadette, entre dans sa ligne de mire, au hasard d’une rencontre improbable et devient son modèle. Il en est certain dès le premier regard : ce sera la femme de sa vie. Dès lors s’installe une dualité entre son génie et la passion dévorante pour sa muse.
    Suspendus à leur histoire, faite de joie et de doutes, vous échafauderez mille issues possibles pour eux. Qui sortira vainqueur de cette bataille ? Le génie créateur, au détriment d’Éloïse ? La muse, malgré la peur de l’aliénation ? Les amants ? La folie qui se moque de la mort ? Seule la fin de ce roman vous le dira.

  • Le tondeur de draps - Michèle Andrieux

    Image3Dans Le tondeur de draps, Michèle Andrieux réunit avec beaucoup de justesse plusieurs histoires qui nous plongent dans l’Europe du XVIIIe siècle.

    La biographie de Jean Paur, un luthérien cultivé originaire de Bohème, fils d’un maître artisan verrier, qui va quitter Prague pour rejoindre la France, pays des Lumières ; celle d’Anne-Marie Vaury, fille cultivée d’un bourgeois catholique notable d’Héricourt, boulanger et employé d’État, elle aussi sensible aux idées de Voltaire et de Rousseau.

    Par ailleurs, la bataille de la Hesse et de Cassel, présentée dans le contexte historique, politico-religieux de la guerre de sept ans, un conflit mondial dans lequel sont enlisés les partisans Français, Autrichiens et Russes, contre la coalition autour de l’Angleterre, la Prusse et le Hanovre.

    Résumé :

    Un livre qui mêle aventures, amour et Histoire à travers la vie romancée d’un ancêtre de l’auteure. Un récit historique mêlant aventures et histoire entre Prague et la France au siècle des Lumières sur fond de guerre de Sept Ans et de luttes religieuses.
    L’auteure romance la vie d’un de ses ancêtres et vous mène de Prague à la principauté de Montbéliard au siècle des Lumières.

    Jan naît à Prague au Royaume de Bohême, au 18e siècle, d’une famille protestante. Ce pays est alors possession des très catholiques Habsbourg d’Autriche. Aussi Jan n’a qu’un seul désir partir, voyager, quitter cette ville qui l’oppresse.
    Catholique, Anne Marie habite Héricourt, dans la principauté de Montbéliard appartenant aux Wurtemberg, luthériens d’un duché allemand. Cette terre est encerclée puis envahie par les rois de France dits très chrétiens. Elle essaie surtout de connaître ses origines, comprendre sa famille, et sortir du carcan de son statut de femme.

    La Guerre de Sept Ans, mondiale, ravage l’Europe. Elle va pousser Jan de Prague à la Prusse et plus loin encore. Mais pourra-t-il rejoindre la France, cette terre rêvée ? Son destin et celui d’Anne Marie se croiseront-ils ?

    Et surtout, quel avenir pourraient-ils avoir, lui le luthérien devenu tondeur de draps *, elle la papiste ?

    * Le tondeur de draps est un des acteurs du tissage, un homme qui lisse, qui lustre les tissus.

  • Accordements - Une valse en trois temps - Elisabeth Fabre Groelly

    Image1 6

    Sous la plume d’Elizabeth Fabre Groelly, Clara nous présente une page de la vie de Zabé, sa grand-mère qui lui a confié ses mémoires en héritage.

    Le journal de Zabé relate le temps où Cecil, un ami Anglais de l’âge de son grand-père, revit avec elle, Lill’gal, les instants à jamais gravés en lui de la grande guerre où ils ont combattu tous les deux.

    Comme nous le dit Clara, Zabé parle moins d’elle que de ces hommes qui l’ont nourrie de leur histoire. Et ces anciens soldats évoquent eux-mêmes davantage la vie de ceux qu’ils ont connus que la leur. Les souvenirs sont ceux de la peur, de la souffrance et de la mort. Mais aussi des instants pleins de vie quand la musique leur fait oublier un instant la désolation du champ de bataille. Ils gardent encore dans leur cœur cette sensation d’être unis, Européens, lorsqu’ils ont chanté et dansé ensemble au son d’un piano allemand.

    J’adore ce récit de l’auteure en méta-position, où chaque personnage semble faire abstraction de soi pour dire du bien des autres.  

    Résumé :

    La toile de fond : les premiers fronts de 1914. Les hommes se sont entremêlés dans l’horreur que l’on sait. Le lecteur va pourtant retenir la petite musique aigrelette de cette danse d’un soir, car son écho résonne encore sur les années.

    Se profile un autre souvenir, celui d’une aquarelle…

    Alors va se livrer une histoire étrange, un récit fait de douceur, comme peut l’être la vie, parfois. Comme le sont, peut-être, les vraies rencontres.

    Si le front est présent en filigrane, le texte, lancinant, est centré sur cinq générations de personnages qui vont se parler. Plutôt une conversation lente et pudique où le premier interrogera patiemment le deuxième ; lequel se retournera vers lui pour l’aider ; quant au dernier, aura-t-il, lui, attendu les deux autres ?

    La voix fédératrice de la préface ainsi que celle, plus insistante, de la narration, interpellent le lecteur jusqu’au dénouement d’une quête qui ne laissera pas indifférent.

    Aux balbutiements d’une Europe en construction, le souci pressant de réunir les hommes est donc devenu nécessaire. Enfin !

     

  • Fractures - Nouvelles de Laure Decourchelle

    Fractures

    « Fractures » est un recueil de quatre nouvelles (drames psychologiques exempts de toute mièvrerie) évoquant sans complaisance les empreintes que peut laisser l’amour adolescent. Les personnages, attachants ou révoltants, sont ciselés, tant sur le plan physique que psychologique, par l’auteure qui sait aussi peindre avec talent les décors, les paysages et les situations dans lesquels ils évoluent.

    Gogolita, Alexis et Sébastien ont bien connu, au collège de Vendôme, cette fille belle, intelligente et provocante, provocatrice même, proche et lointaine à la fois, qui deviendrait une femme d’affaires influente de Central Park. Et dans le fond, était-elle si différente de Marie-Louise qu’elle avait fréquentée en 5e et avec qui elle avait rêvé d’Australie, de maison avec piscine et de restaurants gourmets fréquentés par la jet-set ?

    On se demande s’il est possible d’échapper à La princesse aux méduses. Insaisissable et pourtant si présente, désirable et dangereuse. Est-elle une vouivre ? Un violent fantasme ? Les réminiscences d’un souvenir douloureux que l’on voudrait effacer ?

    Avec Young hearts, le lecteur est tiré par le bras, chahuté dans un monde où la passion se perd dans les méandres de la découverte amoureuse : désir, amitié, compassion, jalousie, violence.

    Sœurs est un texte beaucoup plus allégorique que les trois premiers. Il se présente comme un conte cruel mettant en scène des adolescentes, mais aussi des femmes et des petites filles que la vie n’épargne pas. À vrai dire, je le trouve pour ma part en décalage par rapport aux trois autres nouvelles. Mais, en tant qu’homme, suis-je bien objectif ?

    On ne peut être indifférent à ces histoires. Avec l’encre de sa plume, Laure Decourchelle ne se contente pas d’écrire. Dans son recueil, ce sont de véritables tatouages qu’elle grave à cru dans la peau des adolescents et que le temps n’effacera pas. C’est un livre que je recommande.

    Résumé : 

    L’adolescence… Le plus bel âge de la vie, celui de tous les possibles… ?

    Pour certains, comme cette reine du bal ou Madeleine et sa sœur au lendemain de la mort violente de leur mère, l’adolescence n’est rien d’autre qu’une antichambre cynique à la vie d’adulte.

    Pour d’autres, comme Ben et Eddie enfermés dans leur cité ou Esther à qui on avait pourtant formellement interdit de s’écarter du sentier dans le bois, tout n’est pas forcément joué…même si le chemin vers une vie plus sereine peut sembler lointain.

    Mais pour tous ou presque, la jeunesse est synonyme de passion charnelle, tantôt immorale, tantôt pure, toujours magnifique parce que vécue sans barrières.

    Quatre histoires de garçons et de filles qui racontent les amitiés exaltées ou les tourments de la chair, le temps d’un été, d’une année scolaire…Quatre histoires courtes. Une jeunesse loin d’être dorée et trash…Qui a dit que l’adolescence était le plus bel âge ?

  • " ...car tu es avec moi - Antoine Tuara

    Car tu es avec moi

    L’histoire se déroule dans une ville du bord de la mer. Un grande partie des scènes se déroulent à la plage.

    François semble déjà adopté par les hommes gérant la paillotte quand il apparait dans le cercle des trois amies. Leur rencontre semble être un jeu de séduction, mais très vite on comprend qu’elle n’est pas peut-être pas tout à fait un hasard.

    Ce dresseur de chevaux n’est pas seulement « joli » quand il déroule son long corps. Sa présence, son aura mystérieuse réveillent des souvenirs douloureux que personne ne souhaite vraiment retrouver.

    Il n’y a pas à proprement parler de suspense dans ce roman. Néanmoins, au fil du récit, se découvrent petit à petit des traces encore visibles du drame qui s’est déroulé en cet endroit, quinze ans plus tôt.

    Le lecteur reste donc en attente de la suite. Il le restera jusqu’à la fin.

    Les jeunes trentenaires mis en scène sont touchants avec leur simplicité, leur douceur, leur gaieté, leur soif de liberté et d’amour sincère. Ils ont surtout la sagesse d’accepter le passé, aussi douloureux soit-il, ou de l’effacer comme un tatouage n’ayant plus de raison d’être, pour regarder l’avenir comme un nouveau voyage.

    Antoine Tuara ne rédige pas avec une plume, mais un duvet. Ses descriptions, ses dialogues sont fins et discrets et suggèrent plus qu’ils ne soulignent les traits de caractère de ses personnages, les rendant fortement attachants.

    Nulle mièvrerie, nulle violence, même si l’histoire est dure. Aucune vulgarité non plus, ni pudibonderie dans sa description de scènes d’amour.

    Je vous recommande vivement « ...car tu es avec moi ». C’est un drame, certes, mais non violent. Seulement beau et frais.

    Résumé : 

    L'arrivée d'un voyageur et son intégration dans un groupe d'amis ranime les souvenirs et réveille les douleurs d'un drame passé, dans un contexte douteux auquel personne ne semble plus vraiment vouloir penser.

  • Leur mère à toutes - Yasmina Behagle

    Leur mere a toutes

    Vers le milieu du XIXe siècle, Saint-Lazare abrite à la fois une prison pour les femmes condamnées et une infirmerie où sont soignées les prostituées, notamment les « insoumises », non inscrites sur les registres de la Préfecture de Paris. Les unes sont parfois difficiles à distinguer parmi les autres.

    C’est dans ces couloirs sombres où les gardiens assistent les « Sœurs des prisons » que nous conduit Yasmina Behagle. À travers les yeux et le cœur de Sœur Marie, elle reçoit et partage les confidences venant des tréfonds des âmes et des entrailles de ces femmes écorchées vives.

    Comment croire encore à l’amour pur, en écoutant leur témoignage ?

     

    Résumé :

    Sœur Marie est une religieuse comme les autres : elle prie le matin, aide le père Paul, et écoute les fidèles. Pourtant, après le meurtre de la Sous-Prieure de Saint-Lazare, c’est elle qu’on affecte là-bas. Elle doit se charger de la surveillance des prisonnières les plus dangereuses de France. Mais, quand celles-ci vont se livrer à elle, elle va comprendre qu’il s’agit surtout de femmes qui sortent du cadre établi par la société de l’époque. Comment les aider à trouver leur place dans le chaos ? Comment ne pas finir comme sa prédécesseure ? Et surtout, n’a-t-elle pas elle aussi des choses à se reprocher ?

    Roman choral dans lequel interviennent à plusieurs reprises les prisonnières pour expliquer les raisons de leur incarcération, la violence de certaines situations permet une réflexion sur ce que subissent les femmes d’hier et d'aujourd'hui.

  • Collision - Marie-Pierre Garnier

    CollisionDans ce roman, Marie-Pierre Garnier décrit l’après-midi ordinaire précédant l’envol d’un jet privé de l’aéroport de Lisbonne. L’accident, que l’on attend longtemps d’ailleurs, n’est que prétexte à dresser le profil psychologique du pilote, de l’aiguilleur du ciel, du client et du manutentionnaire.

    Chacun des personnages affirme ses choix en fonction de son expérience, de sa position dans la société et de l’avenir auquel il rêve. Peter veut sublimer sa fureur de vivre ; Elsa va porter la femme au firmament du monde ; Manuel est résolu à se battre seul entre les pauvres et les nantis, ceux du dehors et ceux du dedans ; Jean-Marc avance, modèle de réussite, toujours plus haut, toujours plus loin.

    Sont opposés avec beaucoup d'assurance conformisme et exaltation, machisme et féminisme, richesse et pauvreté, arrivisme et modestie. Pourtant, lorsque dans le brouillard se produit la collision, c’est la certitude de maîtriser le destin qui explose. La vie est si fragile...

     

    Résumé :

    À l‘aéroport de Lisbonne, un jet privé explose. La vie de quatre personnages bascule au même instant. Hasard ? Destin ?
    Inspiré de deux accidents d’avion largement médiatisés, ce roman explore le passé et le caractère des quatre protagonistes pour éclairer l’enchaînement de circonstances qui mènent à l’accident.


    Peter, le pilote autrichien, est amateur de sensations fortes et cherche l’ultime moyen d’échapper à la monotonie et à l’anonymat. Il attend, fébrile, l'autorisation de décollage. Dans la tour de contrôle, Elsa, l’ambitieuse stagiaire venue d'Angola, vient de découvrir qu’elle est enceinte et ne parvient pas à se concentrer sur son travail. Sur le tarmac, Manuel, un manutentionnaire aigri, passablement imbibé d’alcool, commet imprudence sur imprudence. Quant à Jean-Marc, le grand manager sympathique qui vole de succès en succès, il est pressé de rentrer à Paris pour fêter la signature d’un important contrat.
    Mais une chape de brouillard s’est abattue sur Lisbonne, retardant le départ du jet. D’heure en heure, les contours de la tragédie se précisent…

  • Fièvre de lait - Yasmine Behagle

    Fievre de lait

    À 34 ans, Delphine est une solitaire. Elle semble sûre d’elle, consciencieuse, dynamique. Sa vie n’est en fait qu’une pierre jetée dans l’eau, troublée par les ondes de ceux qui l’entourent : une manichéenne, soucieuse du qu’en-dira-t-on, castratrice ; un chevalier servant dévoué, mais prévisible et terne ; une fée déchue, réfugiée entre remords amer et confortable lâcheté ; un référent sublime, hélas ! Parti si loin ; et tous les autres, indifférents, donneurs de leçons, juges, manipulateurs...

    Mais elle refuse cette morne existence. Et qu’importe si elle doit emprunter des chemins inavouables. Être une vraie femme et donner la vie ! Elle s’entend déjà annoncer au monde : je suis enceinte. Viennent alors s’ajouter l’espoir, l’amour, la fierté, l’angoisse et la douleur.

    Avec une description précise des lieux, des situations et des événements, ainsi qu’un déroulement original de l’intrigue, Yasmina Behagle signe un excellent premier roman. Les sentiments profonds qui tissent le texte de Fièvre de lait ont un tel accent de vérité que le lecteur est conduit d’un bout à l’autre de l’œuvre à vivre les joies et les drames de l’héroïne.

     

    Résumé :

    Une femme décide de tomber enceinte d'un inconnu pour combler son vide existentiel. La naissance de son enfant va la perturber et faire éclore la souffrance qui germait en elle depuis son enfance. Un roman qui brise l'omerta sur l'accouchement et ses suites.

  • Son dernier grand rôle - Steve Catieau

    Image1 5

    Dans l'émission le Masque et la Plume, les critiques sont unanimes à encenser l'Ivresse, superbe réussite du jeune réalisateur dont on attend avec impatience la sortie du premier long métrage.
    Dans la chambre à côté, Lalie, la jeune égérie du public qui l'a adorée dans la série Lola Fox, dort encore. Seul dans son bureau, en jogging et sweatshirt, Samuel peaufine son scénario tout en écoutant France Inter. Il sait que la grande actrice Alexie Stella n'est pas étrangère à son succès. Ce qu'il ignore, en revanche, c'est le chemin de croix qu'il va devoir parcourir pour couvrir la distribution sans dénaturer son nouveau film.
    Entre promesses et menaces, influences et trahisons, tous ceux qui l'entourent ont la certitude de connaître la star haute en couleurs la mieux placée pour interpréter avec vérité le personnage sépia du premier rôle.
    Dans ce roman très réaliste, Steve Catieau nous conduit sans complaisance dans les méandres de la sélection cinématographique. Bien que fictifs, les personnages qu'il y invite à vivre sont crédibles quand on aimerait qu'ils soient caricatures.
    Au fait, Steve, pendant que je vous tiens, vous n'auriez pas un rôle pour moi dans votre prochain film ?

    Résumé :

    Réalisateur prometteur, Samuel prépare son premier long-métrage dont l’héroïne est une femme d’un certain âge. À la recherche de l’actrice pouvant endosser les traits de son personnage, le jeune homme devient, malgré lui, le centre d’attraction de comédiennes chevronnées pas du tout décidées à prendre leur retraite. Égérie de la Nouvelle Vague, Alexie Stella est la première à tenter sa chance. Elle sera rapidement rattrapée par d’autres concurrentes qui rêvent toutes d’un dernier grand rôle au cinéma. Soutenu par son ambitieux producteur et sa petite amie également actrice, Samuel va vivre des mois agités avant de pouvoir mettre un visage sur celle qu’il dirigera. Mais qui aura donc son nom en haut de l’affiche ?

  • La gourmandine - Iza Borkine

    La gourmandine

    Marthe n’est qu’une grosse vieille veuve aigrie. Elle déteste l’idée d’entrer de plein fouet dans le septuagénisme, sans parachute. Elle hait l’idée de bientôt mourir. Anonyme. Alors elle se gave. À en être malade.

    Mais après les premières pages, Iza Borkine nous présente les amis de cette Gourmandine. Eux savent qu’elle cache derrière sa boulimie, un cœur sensible et une soif (plutôt qu’une faim) de vivre et partager.

    Nul ne peut, après avoir gratté l’encre noire des premiers caractères, résister aux couleurs vibrantes de son empathie. Pas même vous !

    Derrière ce roman aux personnages touchants, Iza Borkine dévoile les secrets du bonheur et de la réalisation de soi.

     

    Résumé :

    Marthe Sylvestre, veuve sans enfant, est totalement déprimée d'avoir bientôt 70 ans. Du coup, elle fait ce qu'elle sait faire de mieux : manger. Elle ingurgite des tonnes de gâteaux car une pensée l'obsède : que restera t-il d'elle après sa mort ? Quelle trace va t-elle laisser de son passage sur terre ?

    Prête à tout pour trouver la réponse, Marthe est loin d'imaginer ce que l'avenir lui réserve. Elle nous entraîne dans une comédie où l'on croise des personnages hauts en couleur et attachants. Fermer

  • Miltie - Steve Catieau

     

    Miltie

    Un roadtrip dans un rayon de 30 km ! Hilarant et stupéfiant

    Dans sa camionnette, Miltie nous emmène à 140 km/h dans un périple d’aventures ! Chaque paragraphe est une borne hectométrique. Chaque chapitre un nid de poule menaçant la caisse d’exploser. Ça tourne ! Comme les symboles d’une machine à sous, jusqu’à la fin. Bingo !

    Miltie a sculpté les personnages de son entourage. Mais aucune n’a la finesse du modèle habitant son âme. Elle se comporte en jeune femme, parfumée au Shalimar, ivre de vie et de Cosmopolitan. Ne vous y fiez pas : elle est riche d’expérience ; elle a appris de Jean l’insouciance, de Christophe la prudence, de Georges la détermination. Si elle n’était pas si coquette, elle avouerait, plagiant Sacha Guitry : J’ai soixante-treize ans. C’est pas mal, pour une femme de mon âge !

    Dans l’entourage de cette matronne aux mille saveurs, les autres pourraient paraître bien fades. Mais, prouesse de l’auteur, ils sont tous extras ! Une brute épaisse, un serial killer, un premier de la classe, une ingénue libertine, une Calamity Jane... Et j’en passe.

    Ah ! Oui, j’oubliais. Il y a aussi une actrice célèbre, jouant son propre rôle.  À voir comment elle est bichonnée, on croirait que Steve Catieau l’adore.

    Vous êtes tentés par le voyage ? Alors en route ! C’est parti pour 24 heures chrono.

    Résumé :

    Miltie et ses deux filles partent en voiture pour signer le bail de l’appartement de Lola, la petite dernière de la famille, mais rien ne se passe comme prévu. Pourchassées par le père de l’adolescente qui veut récupérer la recette de sa baraque à frites, elles feront sur leur chemin de surprenantes rencontres dont un chirurgien esthétique au teint hâlé et au sourire parfait, un agent immobilier bien ambitieux et une pompiste fan de western. Mais la doyenne de la tribu veille au grain et c’est au casino qu’elle compte assurer l’avenir des siens.
    Road-movie dans les Hauts-de-France, Miltie est une folle aventure dans laquelle il ne faut pas craindre d’être décoiffé. Drôle, déroutant et décapant.

  • La lumière sur l'étrange vieille femme moche - Francis Thierry Boulangers

    Image1 3L’écriture de Francis Thierry Boulanger est vive et percutante comme une balle de neuf millimètres. A un rythme effréné, il passe en revue, de symbole en symbole, les grands maux de la société contemporaine : consumérisme bien sûr, magouilles politiques, violences mafieuses, conscience, développement personnel et lâcher prise, éducation. Et même l’amour sous plusieurs cieux !
    Pour ne rien gâcher, ce premier roman est riche d’humour. Quel dommage qu’il soit truffé de tant de fautes d’orthographe et de conjugaison.
    Écrivez ! Monsieur Boulanger. Mais de grâce, avant de publier le prochain ouvrage que nous attendons avec impatience, faites appel à un correcteur.

     

    Résumé

    Pierre, mathématicien veuf trentenaire, influenceur des plus hautes sphères politiques du monde, animé d’un esprit consumériste décalé, s’adonne corps et âme à l’acquisition exclusive de produits remboursables. Karine, la caissière du magasin où il récupère chaque samedi matin son butin pète les plombs. En représailles de son renvoi injuste, avec l’aide de son cousin, elle dévaste le domicile de son harceleur. Cela ne décourage pas Pierre qui continue de fréquenter le supermarché. Il y rencontre Aline, authentique humaniste qui le comprend.
    Cependant, tapis dans l’ombre, de dangereux malfrats guettent Pierre. Mais s’ils croient l’avoir, ils ne connaissent pas ses incommensurables capacités d’analyse. Ils ignorent aussi que, depuis son enfance, une étrange vieille femme moche veille sur lui.

  • Sous le soleil d'Inverness - Mouna Bouslouk

     

    Sous les flocons d inverness 1Julie, sans nouvelles de sa jeune soeur depuis plusieurs jours, part sur sa trace à Inverness, capitale culturelle des Highlands d'Écosse. Sous les flocons de l'hiver, elle distribue des avis de recherche, se rend dans les pubs et finit par informer la police de l'inquiétante disparition.
    Mais qui est donc réellement ce Mc Dowell qui semble suivre chacun de ses pas ?
    Tout en poursuivant son enquête, Julie n'aura de cesse de découvrir qui se cache derrière ce personnage aussi séduisant qu'acariâtre.
    La belle romance que nous propose ici Mouna Bouslouk, avec l'enquête en filigranne de la disparition d'Anne, est riche de suspens et de tendresse. Les personnages sont attachants, les descriptions précises et suggestives, les dialogues fréquents et fluides.
    Sans doute aurez-vous l'envie, quand vous l'aurez lue, calé bien au chaud sous votre couette, d'aller passer vous aussi quelques jours Sous les flocons d'Inverness.

    Résumé :

    Q​​​​​​​uand sa sœur Anne disparaît en Écosse pendant un week-end entre copines, Julie décide de se rendre à Inverness pour la retrouver. Mais rien ne passe comme prévu. Son vol a du retard, sa réservation au Bed & Breakfast a disparu et sa distribution d’avis de recherche dans les rues ne donne pas les résultats attendus. Et pour couronner le tout, le froid et cynique Andrew McDowell la déstabilise continuellement. Heureusement, il y a la neige, les sucreries, les danses et les rencontres, comme celle avec le charmant inspecteur Reilly, qui viennent réchauffer son séjour. Et peut-être qu’Inverness la plongera dans la magie d’un Noël écossais ?

     

  • Sur un air d'ocarina - Pascal de Pablo

    Sur un air d ocarinaTiphaine est un bon parti. Issue de la noblesse et fille d'un notaire réputé de la vieille Toulouse, elle a reçu une éducation soignée, appris le violon et gagné nombre de concours hippiques avec Zéphyr, son ami. Elle a cependant d'autres chevaux de bataille que la reprise de l'étude paternelle. Elle refuse l'existence bourgeoise à laquelle elle est prédestinée. Elle sera avocate. Pour combattre l'injustice, s'épanouir pleinement et — pourquoi pas ? — rencontrer l'homme de sa vie.
    Ambitieuse et déterminée, elle n'hésite pas à plaider des cas difficiles et parvient vite à se faire un nom au barreau de Toulouse. Ses compétences en matière pénale attirent une clientèle de plus en plus nombreuse. Mais elle ignore alors qu'un amérindien accusé de meurtre lui demandera bientôt d'assurer sa défense. Quels dangereux secrets cachent les propos obscurs de cet homme effrayant ? Plus qu'un cauchemar, c'est une réalité impalpable qui va la conduire à travers temps au pays des Incas.
    D'une plume aussi fine qu'une lame d'obsidienne, Pascal de Pablo nous décrit un monde étrange aux rites occultes. Ses phrases ont la douceur purpurine de l'ocarina, la violence orange du chant du paypayo, l'odeur vert sombre et humide de la forêt amazonienne.

     

    Résumé :

    Tiphaine de Cavailhac est une jeune avocate nouvellement inscrite au barreau de Toulouse. Poussée par des parents élitistes et aiguillonnée par sa rivalité avec Noémie, sa sœur cadette, elle s'investit corps et âme dans sa carrière.
    Femme de caractère, indépendante et éprise de justice, elle compense ses flétrissures affectives en redoublant d'effort. Et puis un jour, alors qu'elle n'y croyait plus, le séduisant Martin vient frapper à sa porte. Désormais, tout semble lui sourire...
    Jusqu'à cette garde à vue, la dernière de la saison 2018. Commise d'office, elle doit assister un Amérindien soupçonné du meurtre abominable de deux adolescentes.

    La survenue d'événements étranges ; un manuscrit surgi d'un lointain passé ; un compagnon équivoque ; des rituels chamaniques... Tiphaine voit rapidement sa vie échapper à son contrôle et glisser vers l'inconnu.
    Est-elle manipulée par son entourage ? Est-elle sous emprise, possédée ? Où se situe la réalité, alors que la mort rode, toujours insatiable ? Et quelle est cette mystérieuse confrérie qui traverse les continents et les âges ?




     

  • Aime-moi si tu peux - Séverine Vialon

    Aime moi si tu peuxJ'aime Angèle. de quoi rendre Guillaume jaloux !
    Cette jeune femme a tout pour plaire : un entrain, une richesse de coeur, un humour qu'elle manie même quand elle a le moral au ras des pneus !
    Volontaire et dynamique, elle part à la recherche de ses origines pour construire son avenir.
    Rien ni personne ne l'empêchera d'arriver à ses fins, quitte à bousculer ceux qui l'entourent, à commencer par sa mère qui la couve, aimante et dévouée, depuis sa plus tendre enfance.
    Un roman qui démontre avec empathie, l'impossibilité pour tout humain de lire la pensée des autres.

     

     

    Résumé :

    L’amour sous toutes ses dimensions.« Il y a beaucoup d’amour entre ces personnages qui entourent Angèle… Il y a l’amour de la vie, ... l’amour que partagent et construisent Angèle et Guillaume. » (C. Cottet)Malgré la maladie qui la cloue dans un fauteuil, Angèle a tout pour être heureuse : un travail qui lui plaît, un homme qui partage sa vie malgré son handicap, un projet de mariage...Ce projet fait resurgir de vieilles douleurs qu’elle croyait avoir réussi à enfouir au fond d’elle-même. Un manque qui l’empêche de trouver le bonheur total.Entre secrets de famille, recherches et déceptions, Angèle réussira-t-elle à construire sa vie d’adulte, envers et contre tout ?Un roman plein d’espoir ancré dans la réalité thérapeutique.« Les familles qui un jour, par un caprice du destin, ou plutôt par la grande loterie de la génétique, ont été confrontées à la naissance d’un enfant atteint d’une maladie génétique grave comme l’amyotrophie spinale infantile, trouveront aisément leur chemin dans le livre de Séverine Vialon. » (C. Cottet)Livre émouvant, très réaliste, qui vous emmène malgré vous vers un couple qui se construit envers et contre tout et qui montre que l'espoir reste le maître mot de leur vie.... (Nicole)Un roman solidaire concrètement (part des ventes reversée au Téléthon) mais aussi dans le message qu’il transmet.« On y parle du Téléthon, de ce combat collectif, solidaire contre la maladie, et de ses victoires. Ne jamais renoncer, dépasser sa souffrance individuelle, se battre contre l’indicible, construire l’espoir, pas à pas, dans l’action solidaire. » (C. Cottet)



     

  • Inquiétudes - Jacques Timmermans

    InquietudesNul besoin de personnages bizarres affublés d'antennes et de pouvoirs surnaturels. C'est vous, c'est moi que Jacques Timmermans met en scène dans ce recueil de six nouvelles étonnantes.
    Avec un humour décapant et une imagination sans bornes, l'auteur nous attend entre les portes de deux mondes : humains d'une Terre que nous n'habiterions pas ; extraterrestres qui ignorerions où se situe notre planète. Ces situations singulières ne relèvent cependant pas du hasard, à moins que celui-ci ne soit prémédité. Comment mettre en doute les preuves scientifiques avancées ?

    On ne revient pas intègre de cette lecture. C'est comme si, pendant que nous tournions les pages, le temps s'était écoulé à l'envers.

     

    Résumé :

    « Soudain l’obscurité, un homme ne retrouve plus sa chambre. Cet autre défie le hasard, et l’adversaire se montre plutôt coriace. Pourquoi diable le petit Dhjorn n’aime-t-il plus les beignets aux Laemurs ? Et tandis que l’enquête progresse dans l’entreprise, le mystère s’épaissit autour du remède de la maladie d’Alzheimer. Ici, un monde symétrique au temps, où l’on se souviendrait autant de notre futur que du passé. Oh ! Sommes-nous à ce point seuls dans l’Univers ? »
    Au fil des intrigues de ces six nouvelles, à la frontière parfois ténue entre fantastique et science-fiction, nos héros, victimes bien malgré eux, tentent désespérément de se défaire de leur pesante inquiétude. Jusqu’à nous la transmettre bien au-delà du récit !
    Oseriez-vous les rejoindre ?



     

  • Evacués - Isabelle Joannette

    EvacuesCette histoire est basée sur des événements réels.

    Sur le ton de la confidence, sept personnes nous racontent une tranche de leur vie marquée par l'incendie d'Alberta en 2016.
    Sur les routes enflammées du Canada, nous partageons leur angoisse et leur envie de s'éloigner du danger.
    C'est avec tendresse et discrétion qu'Isabelle Joannette nous offre le témoignage de ces rescapés.

    Résumé :

    Quelqu’un a déjà dit : « Chacun des 80 000 évacués de Fort McMurray a une histoire à raconter… » En voici sept. Sept personnes, sept vies, un point commun: Fort McMurray. Cette fiction est inspirée de la tragédie qui s’est déroulée en Alberta en mai 2016. Bien que les personnages soient issus de l’imagination de l’autrice, leur vie pourrait être celle de n’importe quelle victime des terribles incendies survenus à Fort McMurray. Plongés au cœur des événements, un pompier forestier, une adolescente, une infirmière québécoise et quatre autres personnages œuvrant dans différents secteurs racontent leur vie avant, pendant et après le drame. Malheureusement, certains vivront des catastrophes qui pourraient leur être fatales.