Auteur  -  Chroniqueur de romans contemporains  -  Correcteur

Bienvenue sur le blog du chrocoteur

Photo jpmQui n’a pas rêvé d’apparaître en tête de gondole dans les librairies ou en première page des ventes sur les grands sites marchands ? Que l’auteur désintéressé, après avoir galéré pour trouver un éditeur acceptant de le publier, me jette la  première pierre !

Le problème, lorsqu’on est un auteur inconnu, c’est de se faire connaître. Une lapalissade, me direz-vous... Mais il faut admettre que sur les 5000 romans publiés chaque année, il n’y a pas de raisons qu’on s’intéresse au vôtre plutôt qu’à un autre. À moins qu’il ne s’agisse de l’œuvre du siècle, repérée par un influenceur notoire ! Mais si ce n’est pas le cas, vous allez devoir vous engager dans une longue démarche promotionnelle, si vous voulez avoir une chance de franchir le cap de la diffusion aux membres de votre famille et à vos amis, si nombreux soient-ils.

Pour être mis en avant, un ouvrage doit disposer de plusieurs qualités. La première, incontournable, concerne la rédaction qui doit être parfaite. Un texte comportant des fautes d’orthographe, de grammaire, des incohérences ou un style défaillant sera irrémédiablement rejeté. Une présentation soignée (couverture, mise en page, 4e de couverture) a elle aussi de l’importance.

Cependant, les ventes d’un livre, même très bien rédigé, ne seront propulsées que si l’attention des futurs lecteurs est attirée par des critiques flatteuses. Le rôle du chroniqueur prend ici tout son sens et c’est la raison qui m’a conduit à construire ce blog.

Mes chroniques ne portent que sur des romans contemporains, étranges mais réalistes, qui m’ont plu. Vous comprendrez, en découvrant mes écrits, qu’il s’agit de mon genre littéraire de prédilection. Et si vous écrivez vous aussi des ouvrages de ce genre et souhaitez que j’en rédige la chronique, je vous invite à me les envoyez à l’aide du formulaire de contact. Nous conviendrons ensemble des conditions de notre partenariat.  



 

  • Les fleurs vénéneuses du mâle - Laurette Autouard

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    Dans un texte riche de sensations et de sentiments, Laurette Autouard sait garder modestie pour rendre hommage à Charles Baudelaire.

    À Travers Vincent, elle met en scène l’Albatros, englué dans ses contradictions et ses incertitudes, qui se débat pour s’éloigner vite d’un passé meurtri, pour voir fuir le présent douloureux, pour enfin renaître et voler majestueux vers un bonheur radieux.

    En aura-t-il le temps ? Car s’il est capable de freiner exagérément son pas lorsque la douleur s’installe, le temps poursuit sa course inexorable jusqu’à ce que la mort vienne.

    La mort, c’est celle de deux jeunes filles cueillies à la fleur de l’âge. Les roses ont quelquefois un parfum cruel. Que dire alors, quand l’assassin utilise leur fragrance pour accomplir ses meurtres ?

    Félicie Hoareau, commissaire expérimentée, et son adjoint Bertrand Schiappani, dont la fille Élodie est amie des victimes, s’investissent corps et âme pour confondre le criminel. C’est une course contre le temps. Ils craignent de découvrir une nouvelle victime qui porterait, épinglé sur sa peau, un nouveau vers macabre extrait des Fleurs du mal : Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir.

    Résumé :

    Dans l’appartement de la victime Marion Varten, la commissaire Félicie Hoareau, une joviale quadragénaire réunionnaise, s’affaire aux côtés de la police scientifique. Dès le premier constat, les circonstances de la mort ont semblé suspectes.

    Dans la minuscule chambre sans fenêtre où le corps est allongé, l’air est irrespirable. Un diffuseur d’huile essentielle est posé à même le sol. Rien ne semble avoir été dérangé dans l’appartement. Pas de trace de médicament ou de drogue qui pourrait laisser penser à un suicide ou à une overdose. Pas d’ordinateur, ni de téléphone portable.

    Sur la table de la cuisine trône une corbeille de roses rouges insolites et un étrange extrait d’un poème de Baudelaire.

    De Marseille à Grasse une enquête haletante au dénouement surprenant…

  • Puits d'ombre - Isabelle Pons

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    Francine et Jean ne sont pas des amis intimes, même s’ils se sont côtoyés de très près, pendant plusieurs années. À la ferme des Genêts, avec Adama, François, Patricia et les autres… ils vivaient en babacools, plus ou moins amoureux, plus ou moins amants les uns des autres.

    C’est dans cette ferme que l’on retrouve deux squelettes, au fond d’un puits découvert au hasard des travaux de rénovation. Francine, qui encore enfant, avait connu les lieux habités par Camille Blanchard et sa vieille maman Thérèse, ne se souvient pas d’y avoir vu un puits. Cependant, Jean comme elle ne peuvent s’ôter de l’esprit que l’un des corps est peut-être celui de François dont le départ subit, il y a quarante ans, les avait laissés interdits.

    De l’enquête des deux anciens copains ― comment pourrait-on les désigner autrement ? ― les souvenirs enfouis d’un passé ancien finiront par ressurgir du puits de la ferme des Blanchard.

    Avec une agilité remarquable, l’auteure donne corps et esprit à des personnages pleins de vie. Ils sont réellement empreints des souvenirs qu’ils portent comme des couches de peau successives. Francine est à la fois l’enfant, l’adolescente et l’adulte. Jean agit encore en jeune séducteur, dans son vieux corps malade. D’ailleurs, Isabelle Pons nous le dit, lorsqu’ils arpentent les départementales entre Poitiers et Traversonne à bord de la vieille Ford, « S’ils avaient un accident, on les prendrait pour un couple de vieux babas. »

    Résumé :

    Janvier 2013. Un simple entrefilet à la rubrique « faits divers » d’un quotidien de la presse locale. Deux squelettes viennent d’être retrouvés dans le puits désaffecté d’une ancienne ferme des environs de Poitiers. Des meurtres ? Sans doute… Mais le plus récent aurait été commis près d’une quarantaine d’années plus tôt.
    Un « cold case » vite classé par la police après quelques investigations qui n’aboutissent à aucune piste.
    Pourtant certains se souviennent… Du « bon vieux temps » où ils ont vécu dans cette ferme au sein d’une bande de jeunes animés d’un idéal communautaire à la mode à l’époque. Le bon vieux temps vraiment ? Francine Jamin et Jean Nodier n’ont jamais oublié la disparition aussi soudaine qu’inexpliquée de François, l’un d’entre eux. A-t-il fui vers les Etats-Unis pour vivre pleinement une homosexualité difficile à assumer dans la France giscardienne des années 70 ?
    Et s’il n’avait jamais quitté la ferme ?
    Afin d’entrevoir la vérité, Francine et Jean devront affronter le passé et ses fantômes. Une quête initiatique pour ces âmes tourmentées par la culpabilité…

  • Le reflet de l'autre - Raphaëlle Vimbert

    Couv le reflet de l autre

    Les jumeaux sont-ils les reflets l’un de l’autre ? Sans doute pas, non. Même si la mort de leurs parents, alors qu’ils n’avaient que dix ans, a conditionné leur ressemblance et leur connivence.

    Marthe, qui les a élevés et aimés tous les deux jusqu’à vingt ans, admet qu’elle a éprouvé et éprouve encore un amour plus profond, plus complet, plus complice avec Philippe qu’avec Gauthier.

    Qu’ils aient choisi de partir, elle le conçoit bien : voir le monde, s’épanouir… Mais ce qu’elle ne comprend pas, c’est qu’ils ne lui aient pas donné de nouvelles depuis cinq ans.

    Alors, quand le hasard place Philippe sur son chemin, elle ne peut retenir le galop de son cœur qui lui impose de courir à sa rencontre. Est-elle certaine, lui demande Laurence, son amie de toujours, que Philippe souhaite lui aussi ces retrouvailles ?

    Qu’importe, Marthe veut savoir. Elle doit savoir ! Et revoir Philippe…

    C’est dans une véritable enquête que nous emmène Raphaëlle Vimbert. Pleine de secrets et de rebondissements. Une histoire riche d’aventure et de sentiments d’amour et d’amitié.

    Résumé :

    Marthe est persuadée d’avoir reconnu dans le métro l’homme qui accapare ses nuits depuis plus de dix ans : Philippe, dont elle s’est occupée pendant des années, à la ferme de Librelac. Pourtant, avec son frère, ils sont partis faire le tour du monde et n’entendent pas rentrer de sitôt. Ces derniers ne lui ont laissé qu’une simple lettre avant de s’évaporer, laissant un sentiment d’inachevé, d’inaccompli. Pourquoi garder une telle amertume et ne pas tourner la page, comme le reste de son entourage ?

    Plus que la recherche effrénée d’un individu, ce livre nous invite à découvrir l’univers d’un jeune homme aux allures de Dandy, épris de belles femmes, qui deviendra le bourreau de quelques-unes, avant que le destin ne prenne sa revanche.

  • Un ascenseur pour Zanzibar - Eric Deciror

    Couv ascenseur pour zanzibarEn méta-position, Éric Deciror, nous présente le fruit de ses fantasmes avec poésie, sensualité et romantisme. Quand je dis en méta-position, c’est parce qu’il se place dans la peau du projectionniste, observant le spectateur François, d’un film érotique dans lequel ledit François est acteur aux côtés de cinq femmes épanouies, aux natures et qualités disparates avec lesquelles il entretient des relations épistolaires pour le moins inhabituelles. Dans un avion, sur le pont d’un bateau, comme le chante Gilbert Montagné, mais aussi dans une grotte, un taxi ou encore sous un pont de Strabourg, il décrit les scènes d’amour voluptueuses que rêvent pour lui les correspondants passionnés. Un peu comme Patrick Süskind lorsqu’il fabriqua son Parfum, Éric Deciror met en scène les cinq sens pour sublimer l’orgasme du couple idéal. Dans son Ascenseur pour Zanzibar, il décrit avec fougue, volupté, dans un langage nu et libertin, mais jamais vulgaire, sa recherche de l’amour parfait. Un livre sensuel que je vous recommande.

    Résumé :

    Pendant le premier confinement du printemps 2020, François voulut écrire un livre « pour laisser une trace de lui ». N’y parvenant pas, il décida de puiser dans la prose érotique échangée avec cinq inconnues approchées sur un site de rencontre et désireuses de relever le défi. Il espérait ainsi y trouver l’inspiration.
    Le narrateur de ce livre retrouve par hasard ces courriels restés lettre morte et tente à son tour d’en faire une œuvre littéraire. Il classe cette correspondance en un abécédaire sensuel afin de mieux sublimer cette ode à la jouissance, tel un hymne à Éros. Toutes les lettres de l’alphabet, dont une doublée, seront l’outil de corps à corps tendres, passionnés, parfois très crus et d’un corps à cœur amoureux.
    C’est un voyage en zigzag entre création littéraire et variation sur les relations virtuelles et luxurieuses de François et ces cinq femmes, toutes différentes les unes des autres mais avec un dénominateur commun : la quête effrénée des plaisirs de la chair.

    Une aventure qui débute au rez-de-chaussée de l’Ascenseur, passe par l’Inconnu et se termine à Zanzibar.

  • Intrigue à Uçhisar

    Couv intrigue a uschisar

    À travers les pages de son roman, Alain Arnaud nous emmène en Turquie, étape incontournable de la route mythique de la soie.

    Thibaut a terminé la rédaction du dossier qui devrait permettre de remporter le contrat relatif au satellite que souhaite acquérir le pays. Après l’offre technique, la traduction du dossier en langue locale commandé par son directeur est comme une récompense. Il est confiné avec une interprète professionnelle dans un hôtel troglodyte de Cappadoce.

    Le spectacle que nous offre l’auteur est envoûtant : les nuées de montgolfières bigarrées quittant Uçhisar et son village perché autour de la citadelle rocheuse pour rejoindre les cheminées de fées, tandis que des milliers de pigeons zèbrent le ciel en tourbillons, prenant possession de la vallée.

    Le confort traditionnel du lieu et l’interprète, Semra, respectueuse et sympathique, offrent des conditions de travail idéales. Pourtant, Thibaut ne parvient pas à décompresser totalement. Il reste préoccupé par le tournant que prend sa vie de famille. Ça se passe mal à la maison. Heureusement qu’il y a ces instants de détente que s’accorde l’équipe.

    Puis survient l’incident, brutal. Le fruit d’un hasard, peut-être. À moins que quelqu’un ne l’ait provoqué ? On peut le craindre compte tenu des enjeux politiques et économiques du projet. L’affaire s’avère sensible.

    Intrigue à Uçhisar est une toile superbe, Alain Arnaud un impressionniste.

     

  • Au nom de la mère - Yasmina Behagle

    Couv au nom de la mere

    Rappel du premier tome « Leur mère à toutes ».

    Vers le milieu du XIXe siècle, Saint-Lazare abrite à la fois une prison pour les femmes condamnées et une infirmerie où sont soignées les prostituées, notamment les « insoumises », non inscrites sur les registres de la Préfecture de Paris. Les unes sont parfois difficiles à distinguer parmi les autres.

    C’est dans ces couloirs sombres où les gardiens assistent les « Sœurs des prisons » que nous conduit Yasmina Behagle. À travers les yeux et le cœur de Sœur Marie, elle reçoit et partage les confidences venant des tréfonds des âmes et des entrailles de ces femmes écorchées vives.

    Comment croire encore à l’amour pur, en écoutant leur témoignage ?

    Tome 2 « Au nom de la mère »

    On comprend dans le deuxième tome les raisons qui conduisent Sœur Marie et les prisonnières de Saint-Lazare à adresser leurs prières « Au nom de la mère », plutôt que réciter des Paster Noster. La cruauté des hommes n’a pas de limite et l’on est en droit de se demander quel destin Dieu réserve aux femmes.

    Dans ce nouvel ouvrage, Yasmina Behagle dénonce la violence et invite les femmes à se révolter contre l’injustice. Elle s’y consacre avec son style inimitable, où la pudeur cache souvent les images les plus dures, sans pour autant taire l’indicible.

    Si ce n’est fait, je vous invite vivement à découvrir cette auteure remarquable.

    Résumé tome 2 :

    Sœur Marie l’ignore encore, mais le destin des femmes Saint-Lazare est entre ses mains.
    Après ce qui s’est passé lors de cette étrange dernière nuit, tout va changer dans la prison Saint-Lazare. Les gardes, Georges à leur tête, prennent le pouvoir, adoubés par l’abbé Molinard. Le mystère continue de nimber les desseins du médecin et de la mère supérieure. Et surtout, la lumière sera faite sur la relation entre sœur Marie et le père Paul. Le salut des prisonnières est entre ses mains. Voudra-t-elle en payer le prix ?

  • Succès damné - Édouard Liégois

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    Succès damné est un roman original, tant sous l’aspect du fond et de la forme que du style de l’auteur.

    Il s’agit du crime raconté par un homme en prison à un journaliste d’opinion.

    Dès le début, on comprend qu’il a volé le scénario d’un film pour lequel il a usurpé les honneurs. Cependant, c’est une histoire à nombreux rebondissements, un peu comme un engrenage infernal où le héros aurait mis le pied presque par inadvertance. Il est pourtant totalement responsable de ce qui est arrivé.

    L’auteur manie le suspense avec adresse comme s’il s’agissait d’un roman policier. Mais ça n’en est pas un.

    Résumé :

    Un visiteur arrive au parloir. Il se présente comme étant un journaliste du nom de monsieur Cole. Hormis son avocat, ce mystérieux inconnu est la première personne à venir voir Jacob en prison. Ce qu’il lui propose, c’est d’enfin raconter sa version des faits. D’enfin expliquer au monde les raisons qui l’ont poussé à commettre le crime qui l’a conduit ici.

    Jacob est un jeune scénariste New-Yorkais qui souhaite réaliser son rêve : vivre de ses écrits. Après une nouvelle déception lors d’un entretien avec un producteur, il se rend compte que son travail dans un petit restaurant est bien loin de représenter la vie dont il a toujours rêvé. C’est pourtant dans ce restaurant qu’il va rencontrer la personne qui va changer son existence.
    Jusqu’où sera-t-il prêt à aller pour nourrir ses plus profondes envies ? Entre persévérance, amour et fantôme du passé, la route sera sinueuse et semée d’embûches. Sera-t-il capable d’abandonner son désir ou commettra-t-il l’impensable pour le réaliser ?

  • Cheveux aux vents - Garance Solveg

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    Elles s’étaient échappées avant qu’il soit trop tard, fuyant la destinée des femmes qui subissaient avec abnégation la violence du père, puis celle du vieil époux libidineux et arrogant auquel elles étaient promises. Elles avaient rejoint celles qui, avant elles, avaient déjà choisi de s’émanciper de la société patriarcale pour vivre entre elles, cheveux aux vents dans un monde libre.

    Comment avaient-elles pu penser que les hommes toléreraient leur attitude insoumise, affranchie, émancipée, blasphématoire ? Une nuit avait suffi pour qu’ils les détruisent. Une nuit de viols, d’incendies, de meurtres qui les avaient anéanties.

    Sept ans plus tard, Salomé n’a rien pardonné aux mâles sanguinaires qu’un parodie de procès a rétablis dans leurs droits absolus. La plaie reste béante en son cœur. C’est donc sans relâche qu’elle poursuit son combat contre les fascistes qui ont détruit son avenir. Mais comment pourrait-elle, seule, convaincre la société de rendre justice aux victimes de la nuit d’horreurs ?

    On se souvient des forêts de derricks, des plages au bord de mers de pétrole, des bidonvilles beaux comme le palais des mille et une nuits. Nous retrouvons dans le deuxième tome de Cheveux aux vents, les descriptions précises et imagées de Garance Solveg. Les personnages ont vieilli, bien sûr, mais n’ont pas vraiment changé. N’est-ce pas nous, lecteurs, qui avons pris quelques années ?

    Résumé :

    Tome 1

    Pour certaines femmes, la liberté se paye au prix du sang.

    Elles s’appellent Alma, Maïdann, Salomé. Elles sont jeunes. Belles. Pauvres.

    Dans la riche cité de Staven, elles travaillent comme petites mains pour une société pétrolière. Là, elles peuvent enfin rêver d’une vie meilleure. Une vie libérée de la domination masculine.
    Salomé, la délurée, économise pour ouvrir un jour son salon de beauté. Alma s’initie à l’art de la danse tandis que sa sœur, la sublime Maïdann, tombe éperdument amoureuse.

    Mais dans leur quartier, la colère des hommes couve : une femme ne travaille pas. Elle ne vit pas sans homme à ses côtés. Elle ne porte pas de pantalons, cache sa chevelure sous un chapeau noir. Les tensions montent peu à peu, attisées par l’inquiétant Seht. Nos héroïnes sauront-elles survivre à la terrible menace qui les guette ?

    Tradition et modernité, désir et frustration, amour et haine s’affrontent dans un engrenage fatal.
    Jusqu’à un dénouement qui défie l’entendement.

    Tome 2

    Sept ans ont passé depuis le lynchage des femmes de Staven. Salomé n’a rien oublié, rien pardonné. Épaulée par Sorani et Shayn, ses avocats, elle s’est juré d’obtenir la condamnation de ses agresseurs. Elle s’apprête à témoigner contre eux. Seule.

    Les autres femmes ont renoncé, rejetées par leurs propres familles, terrorisées par les menaces de représailles. Alma elle-même a tourné le dos à un passé innommable et ne vit plus que dans l’ombre de son mari. La loi du silence règne à Staven et le redoutable Seht, devenu l’homme de pouvoir de la ville, bénéficie de mystérieuses protections.

    À la veille du procès, le combat paraît perdu d’avance… Mais celles que l’on croit brisées pourraient bien faire preuve d’une force insoupçonnée.

    Descente aux enfers puis renaissance, le deuxième volet de Cheveux aux vents est un livre bouleversant sur l’amour et la mort, la justice et la vengeance, la déchéance et la rédemption.