Auteur  -  Chroniqueur de romans contemporains  -  Correcteur

Bienvenue sur le blog du chrocoteur

Photo jpmQui n’a pas rêvé d’apparaître en tête de gondole dans les librairies ou en première page des ventes sur les grands sites marchands ? Que l’auteur désintéressé, après avoir galéré pour trouver un éditeur acceptant de le publier, me jette la  première pierre !

Le problème, lorsqu’on est un auteur inconnu, c’est de se faire connaître. Une lapalissade, me direz-vous... Mais il faut admettre que sur les 5000 romans publiés chaque année, il n’y a pas de raisons qu’on s’intéresse au vôtre plutôt qu’à un autre. À moins qu’il ne s’agisse de l’œuvre du siècle, repérée par un influenceur notoire ! Mais si ce n’est pas le cas, vous allez devoir vous engager dans une longue démarche promotionnelle, si vous voulez avoir une chance de franchir le cap de la diffusion aux membres de votre famille et à vos amis, si nombreux soient-ils.

Pour être mis en avant, un ouvrage doit disposer de plusieurs qualités. La première, incontournable, concerne la rédaction qui doit être parfaite. Un texte comportant des fautes d’orthographe, de grammaire, des incohérences ou un style défaillant sera irrémédiablement rejeté. Une présentation soignée (couverture, mise en page, 4e de couverture) a elle aussi de l’importance.

Cependant, les ventes d’un livre, même très bien rédigé, ne seront propulsées que si l’attention des futurs lecteurs est attirée par des critiques flatteuses. Le rôle du chroniqueur prend ici tout son sens et c’est la raison qui m’a conduit à construire ce blog.

Mes chroniques ne portent que sur des romans contemporains, étranges mais réalistes, qui m’ont plu. Vous comprendrez, en découvrant mes écrits, qu’il s’agit de mon genre littéraire de prédilection. Et si vous écrivez vous aussi des ouvrages de ce genre et souhaitez que j’en rédige la chronique, je vous invite à me les envoyez à l’aide du formulaire de contact. Nous conviendrons ensemble des conditions de notre partenariat.  



 

  • De toutes les solitudes - Joël Mansa

     

    Couv de toutes les solitudes

    J’aime le mot recueil qui nous invite au regard intérieur sur [nos propres mystères]. Dans son recueil de poésie De toutes les solitudes,   Joël Mansa nous offre à découvrir (c’est-à-dire mettre à nu) ce qui habite le plus profond de notre être et demeure indicible. [L’impartagée], comme il l’appelle.

    Au verso du monde, tout est dans le non-dit. [Les mots disent si peu, / Ils sont parfois bavards / Mais ils disent si peu.] C’est au ventre que siège le manque du désir inassouvi. Le chagrin fouille les entrailles. C’est un mal réel, physiologique.

    [La poésie n’a pas de nom, / Elle n’a que des couleurs.

    Jusqu’à l’affolement, / Elle creuse des sillons / Qui marquent nos empreintes.]

    La poésie est impalpable. Nul ne peut en percer le sens, hors celui qui l’écrit. La poésie est inatteignable par les mots. Elle n’est que sensations profondes, habillées de douleur, de désir, de colère, de haine. Même si [Par un heureux hasard / Un poème peut relier / Un lecteur curieux / À la main qui l’écrit.]

    Le poète n’est pas. Il va et vient à cheval sur le temps, de l’ombre à la lumière où il couche ses pleurs. Car il cherche toujours ce qu’il a toujours su et que lui ont appris ses aînés. La patience : savoir attendre l’illumination. Alors que la création n’est que [Palimpseste], comme un tableau sépia qu’un artiste rentoile. Le poète [(Il) n’a d’autres chemins / Que ceux de la mémoire].

    Qu’importe ! Joël Mansa vient nous rappeler les chansons d’antan, aimées, au refrain oublié. Et [Sa voix, Souffle inaudible, / Dans ses feuilles froissées], nous berce au rythme hexamétrique des souvenirs qu’il puise dans ses entrailles.

    Être, seulement être, ne pas faire semblant. Ne dire que la vérité. [On voudrait être nu, Ne parler que du cœur], hélas, la société nous apprend à mentir. On se grime de mensonges et de faux-semblants, et demeurons [intranquilles].

    À travers ses poèmes, l’auteur nous fait comprendre qu’il faut aller jusqu’au bout pour dire l’indicible : [Il pousse son ouvrage / Dans ses retranchements, / Là où ne pas aller / Est sagesse commune].

    Résumé :

    Le poète est de toutes les solitudes. Ce qu’il écrit n’est pas seulement le récit d’une expérience unique, mais celle de toutes et tous.

    Ce recueil, en cinq parties unies comme les doigts d’une main, est l’histoire d’une quête multiple. Celle d’une enfance brisée par la folie des adultes, des mots pour dire cet indicible qu’un seul, inventé pour la circonstance, exprime au féminin : l’impartagée. Celle de la poésie elle-même, de sa beauté, de sa raison d’être, celle d’une révolte contre tous les mensonges qui nous enferment, celle de la place du poète entre les morts et les vivants, comme celle, enfin, du désir qui nous traverse, de l’envie de vivre et d’aimer qui est, finalement, la seule réponse que nous ayons pour éclairer la vie. Un poème, cela n’est rien. Quelques mots sur une page blanche, mais, si vous vous penchez un peu pour mieux les observer, toute une vie peut s’y voir comme dans un miroir. Et derrière le visage qui s’y reflète, la part d’un même ciel pour tous se dessine.

    Parlez à l’inconnue qui s’assoit près de vous.

    Elle vous est familière, son enfance est la même.

    Poète et auteur de théâtre, Joël Mansa vit à Bordeaux. Il a écrit Les leçons de l’ombre et Le manteau d’Élisée. Il a publié un carnet d’écriture chez Gallimard, De lune à l’autre, et prépare pour les Éditions Hatier une anthologie de la poésie française. Un roman, Entre les morts et les vivants, sera son prochain livre.

  • Damnation, mode d'emploi

    Couv damnation mode d emploi

    Le sujet n’est pas banal.

    Maître Alexandra Linberg est follement amoureuse de son collègue Jean-Mathieu Ripolle.

    Quand Jean-Jacques Pelletier nous dit « follement amoureuse », c’est folle au point d’organiser le meurtre de sa femme. Mais en faisant appel à des professionnels du crime, elle ne pensait pas que cette affaire prendrait de telles proportions.

    Elle ignorait qu’un cartel de policiers, aussi fins limiers les uns que les autres, parmi lesquels Jul’, Tom the cat, Monange   ̶   des flics prêts à tout pour faire exploser la vérité !  ̶   s’impliquent jusqu'à tomber de fatigue, ne reculant devant aucune difficulté.

    Ah oui ! J’allais oublier de vous le préciser : Jul’, c’est une femme ; quant à Monange, ça ne peut pas s’écrire en deux mots, même en rêve !

    Une enquête complexe, gore à souhait et tout en rebondissements, jusqu’à la dernière page.

    Résumé :

    Une avocate célèbre et sulfureuse jette son dévolu sur un homme séduisant mais… indéfectiblement marié ! Elle décide de faire éliminer l’épouse gênante par un « sicaire » originaire de Palerme. Ce dernier, influencé dans sa jeunesse par les catacombes de cette ville, a un rapport à la Mort vraiment très spécial ! Puis, quelques jours après, une série de meurtres par décapitation sont commis en région parisienne.
    Le commandant Roland Monange, doté de capacités psy particulières (il est ce que les neurobiologistes appellent un « rêveur lucide »), enquête avec une équipe de la Brigade criminelle. Très vite, une question surgit : s’agit-il d’attentats terroristes ? Ou bien les méthodes employées ne sont-elles qu’un leurre destiné à brouiller les pistes ?
    Ce thriller très documenté fait référence à plusieurs événements réels. Il nous conduit au cœur d’un sordide trafic d’antiquités et de cadavres humains, source de profits alimentant les appétits de ce nouveau domaine criminel qu’est le « gangsterrorisme ». Amour et mort, sexe et sang, en sont les ingrédients principaux.

  • La chamane africaine - Bineka Danielle Lissouba

    Couv la chamane africaine

    Vous connaissez le Kassandja ? C’est un pays d’Afrique équatoriale. On ne le trouve pas sur la carte. Mais il est si palpable, si réel sous la plume de Bineka Danièle Lissouba, qu’il semble  qu’une simple demande de visa suffirait pour s’y rendre.

    De magnifiques personnes dans ce très beau roman ! Certes, il y a aussi des êtres exécrables. Mais, de belles âmes, surtout.

    Le Kassandja est le seul pays du monde disposant de phoskantium dans son sous-sol. Si on vous dit que ce minerai a des propriétés extraordinaires, supérieures à celles des matériaux les plus nobles utilisés aujourd’hui, vous imaginez combien il peut être convoité. Les conflits sont donc inévitables. Aux intérêts nationaux, visant le développement du pays ou, au contraire, l’enrichissement sectaire des gouvernants, s’ajoute l’appétit des plus grandes entreprises internationales qui voient, dans l’exploitation du minerai, l’occasion de mainmise sur les échanges mondiaux. Alors tous les moyens sont bons : espionnage, viols, meurtres, dictature militaire. Un comportement animal !

    James ne comprend pas grand-chose à tout ça. D’ailleurs, ça ne l’intéresse pas vraiment. Du moment qu’il a à boire et une fille dans son lit... Par contre, s’il suit Laura, il pourra rembourser ses dettes. Il la suit.

     

    Résumé :

    James Boots n’a rien d’un James Bond, à part peut-être le physique. Pseudo détective américano-canadien qui s’est perdu quelque part au fin fond des maquis africains, endetté jusqu’au cou, cet ancien mercenaire alcoolique se contente d’une vie légère jusqu’au jour où Laura Scott, une mannequin kassandjaise cynique, fait irruption dans son bureau miteux pour lui demander d’aller récupérer cinquante millions de schillings kass’, disparus dans la nature sous la forme d’une pierre lumineuse.
    James va alors se retrouver propulsé dans une course insensée pour le phoskantium, ce minerai énergétique aux potentialités faramineuses, découvert dans le sous-sol du Kassandja.
    Jusqu’où cette aventure le mènera-t-il ?

  • Jeanne de Belleville, le cœur flibustier - Isabelle Pellé

    Couv jeanne de belleville

    Jeanne de Belleville est mariée depuis plus de cinq ans à Geoffroy de Châteaubriand qui lui a été choisi, comme de coutume à l’époque. Jusqu’à présent, elle a vécu en châtelaine sérieuse, obéissante et soumise à son époux auquel elle a déjà donné deux enfants. Mais à son dix-huitième printemps, son sang bout comme la sève sucrée des pommes de Vendée.

    La plume d’Isabelle Pellé est si caressante que l’on se demande si ce n’est pas elle qui éveille les sens de la jeune femme follement éprise d’Olivier de Clisson, au point d’entretenir une relation fougueuse, brûlante qui finit par donner naissance à un enfant adultérin. Cette situation est inimaginable au Moyen Âge tant elle est périlleuse pour des amants risquant d’être pris en faute. Ils sont obligés de se séparer.

    Tous deux veufs à trente ans, ils se marient enfin et ont quatre nouveaux enfants qui les accompagnent pendant leurs douze ans de vie commune.

    En 1343, Olivier de Clisson, accusé de traîtrise envers le royaume de France, est décapité sans procès. Aujourd’hui encore, les historiens demeurent partagés sur l’existence d’une réelle trahison. Cependant, au-delà de la raison, n’est-ce pas l’amour qui brandit le sabre de Jeanne de Belleville lorsqu’elle arme des navires pour écumer les mers en hurlant vengeance ?

    Résumé :

    Alors qu’elle n’a que douze ans, Jeanne de Belleville est mariée de force à Geoffroy VII, baron de Châteaubriant, un homme plus âgé qu’elle. La vie de la jeune châtelaine semble toute tracée. Quelques années plus tard à Nantes, elle rencontre Olivier IV de Clisson, seigneur du Grand Ouest. C’est le coup de foudre. Leur liaison commence alors que Jeanne est mariée. Sa vie bascule. C’est le début d’une émancipation sociale et charnelle. Au-delà des diktats de l’époque, la noble Dame va vivre sa passion. Pour se reconstruire, Jeanne irait-t-elle jusqu’ à tout détruire ?

    Le destin d’une femme au XIVe siècle dans l’Ouest de la France.

    À fort ancrage régional, cette biographie romancée s’inscrit dans la grande Histoire de France, avec comme fil rouge, la passion malgré le dogme de la religion.

    Remontez le temps aux prémices de la guerre de Cent ans. Loin des clichés sur l’époque médiévale. Découvrez le destin hors norme d’une femme du XIVe siècle. En suivant les aventures de l’héroïne de sa naissance à l’âge adulte, prenez avec elle le chemin de Montaigu, Châteaubriant, Nantes et Clisson. Faufilez-vous dans les couloirs sombres des forteresses et embarquez sur les mers déchaînées !

  • L'inconnue des archives - Emmanuelle Derossi

    Couvert l inconnue des archives

    Dès le premier chapitre, Roman semble épris de l’inconnue dont la statuette habite les lieux dans lesquels il aime à se promener, se ressourcer, à la recherche d’un passé plus vivant que le présent pétaradant, électronique et insipide. À travers sa plume, l’auteure l’emmène, avec son ami François-Xavier, en voyage à la fin du XIVe siècle qui a construit la notoriété et chanté la poésie de la Bourgogne.

    On rencontre Philippa à la veille de son départ de Paris. On l’accompagne dans son destin d’enlumineuse où elle nous présente avec sa candeur les trésors de Dijon dans son écrin de vignes. On découvre sa vie d’artiste au service de la famille du grand mécène que fut Philippe le Hardi.

    La force d’Emmanuelle Derossi réside dans la finesse des descriptions, telles des sculptures anciennes, tant des palais et des paysages que des caractères des personnages. L’utilisation judicieuse de vocabulaire du Moyen Âge, de dialogues en missives, nous projette dans le passé au point que l’on ne sait plus, tellement le récit nous transporte, quelle est la part de légende cachée derrière cette belle page d’Histoire.

    Une passerelle entre le présent et le passé florissant de Bourgogne.

    Résumé

    Qui est la jeune fille du portrait ? Une enquête riche en rebondissements pour un généalogiste qui cherche à tisser son histoire et va remonter le temps jusqu’aux ducs de Bourgogne. Un voyage en terres bourguignonnes.

    Portrait d’une jeune fille inconnue – Dijon – XIVe siècle : Qui est-elle ? Qui a sculpté son portrait ? Roman, généalogiste professionnel et son complice, directeur de collection du Musée des Beaux-Arts, partent en quête de son identité. Ils tissent peu à peu l’histoire de Philippa lors d’une enquête riche en rebondissements.

    Enlumineresse, la jeune fille s’installe au palais ducal en 1395. Fréquentant l’atelier du grand sculpteur Claus Sluter, elle noue des liens privilégiés avec l’un des artistes, Côme. Elle côtoie également le comte Jean, futur duc Jean sans peur. Cette double rencontre scellera sa destinée.

    En toile de fond, la ville contemporaine fait écho à la cité médiévale. La petite histoire se mêle à la grande lors d’événements décisifs : un séjour à Germolles, résidence favorite de l’épouse de Philippe le Hardi, la naissance de Philippe le bon ou encore la bataille de Nicopolis.

    Confrontés à des choix déterminants qui changeront leur destin et celui de leurs descendants, Philippa et Roman nous entraînent à leur suite avec pour indice principal une mystérieuse chouette.

  • Qui suis-je ?

    Mes chroniques ne portent que sur des romans contemporains, étranges mais réalistes, qui m’ont plu. Vous comprendrez, en découvrant mes écrits, qu’il s’agit de mon genre littéraire de prédilection. Et si vous écrivez vous aussi des ouvrages de ce genre et souhaitez que j’en rédige la chronique, je vous invite à me les envoyez à l’aide du formulaire de contact. Nous conviendrons ensemble des conditions de notre partenariat.  

  • La maîtresse chinoise - Moli Wang

    Couvert la maitresse chinoiseDans un pays où la croissance présente de véritables opportunités pour les investisseurs et les créateurs d’entreprises, les laissés pour compte sont nombreux et doivent se battre pour émerger de la misère.
    — Moi, je veux la France ! déclare Daji avec une convoitise non dissimulée.
    Déracinée de sa région natale où la carrière de son père, monsieur Riz, a subitement pris fin, elle n’a que le bac en poche lorsqu’elle s’expatrie à Wuhan, métropole grouillante de population, où l’avenir ne réserve rien de plus qu’un travail précaire et des conditions de vie insalubres.
    Son amie Dodo n’a pas beaucoup de mal à la convaincre de partir à la pêche au millionnaire. C’est sans doute le meilleur moyen de gagner suffisamment d’argent pour poursuivre ses études. Elle s’y voit déjà : en France !
    Le roman de Moli Wang est poignant de vérité. La maîtresse chinoise qu’elle nous présente n’en demeure pas moins sympathique et pleine de vie.
    Un très beau roman, témoin de notre temps.

    Résumé :

    Daji, dix-neuf ans, a quitté sa petite ville du centre de la Chine et travaille désormais comme serveuse dans un célèbre restaurant de Wuhan. Elle rêve d’une vie meilleure, mais comment s’en sortir sans diplôme et sans argent ? Sa meilleure amie lui propose un jour de contacter la Bao : officiellement une spécialiste en « conseils émotionnels », en réalité une entremetteuse des temps modernes. Très vite, Daji rencontre un homme riche et se voit tenir le rôle de concubine.
    La Maîtresse chinoise décrit de l’intérieur et sans concession une Chine pétillante, insolente et captivante, comme il nous est très peu donné de la voir.