Auteur  -  Chroniqueur de romans contemporains  -  Correcteur

Bienvenue sur le blog du chrocoteur

Photo jpmQui n’a pas rêvé d’apparaître en tête de gondole dans les librairies ou en première page des ventes sur les grands sites marchands ? Que l’auteur désintéressé, après avoir galéré pour trouver un éditeur acceptant de le publier, me jette la  première pierre !

Le problème, lorsqu’on est un auteur inconnu, c’est de se faire connaître. Une lapalissade, me direz-vous... Mais il faut admettre que sur les 5000 romans publiés chaque année, il n’y a pas de raisons qu’on s’intéresse au vôtre plutôt qu’à un autre. À moins qu’il ne s’agisse de l’œuvre du siècle, repérée par un influenceur notoire ! Mais si ce n’est pas le cas, vous allez devoir vous engager dans une longue démarche promotionnelle, si vous voulez avoir une chance de franchir le cap de la diffusion aux membres de votre famille et à vos amis, si nombreux soient-ils.

Pour être mis en avant, un ouvrage doit disposer de plusieurs qualités. La première, incontournable, concerne la rédaction qui doit être parfaite. Un texte comportant des fautes d’orthographe, de grammaire, des incohérences ou un style défaillant sera irrémédiablement rejeté. Une présentation soignée (couverture, mise en page, 4e de couverture) a elle aussi de l’importance.

Cependant, les ventes d’un livre, même très bien rédigé, ne seront propulsées que si l’attention des futurs lecteurs est attirée par des critiques flatteuses. Le rôle du chroniqueur prend ici tout son sens et c’est la raison qui m’a conduit à construire ce blog.

Mes chroniques ne portent que sur des romans contemporains, étranges mais réalistes, qui m’ont plu. Vous comprendrez, en découvrant mes écrits, qu’il s’agit de mon genre littéraire de prédilection. Et si vous écrivez vous aussi des ouvrages de ce genre et souhaitez que j’en rédige la chronique, je vous invite à me les envoyez à l’aide du formulaire de contact. Nous conviendrons ensemble des conditions de notre partenariat.  



 

  • La mort surfe sur la coke - Rémy Lasource

    Mort surfe

    Arnault est dur avec lui-même comme le dit Thierry, son ami maître-nageur. Mais c’est plus fort que lui. À la moindre injustice, tout vole en éclat dans sa tête : sang-froid, calme, patience. La hargne s’empare de lui et le transforme en bête sanguinaire.

    Le pire, c’est qu’il aime autant qu’il déplore ces accès de rage qui le submergent. Sans doute, sa qualité d’ancien flic est-elle une des raisons de ses violents débordements. Il a quitté le métier parce qu’il y avait trop de paperasses, trop de comptes à rendre.

    Aussi, quand il traque l’assassin de Margaux, ou le pyromane qui s’en est pris à Mathys, il ne fait pas bon se trouver sur son chemin. Maéva, l’amie de la jeune surfeuse, Azni, la jeune Tchétchène qui le connaît depuis longtemps, et Chamane dont on ignore s’il est un chien errant ou un esprit protecteur le savent bien.

    Dans le fond, n’est-ce pas pour ce qu’il est, un loup dangereux au cœur tendre, que Claire, sa douce compagne, en est amoureuse ?

    Résumé :

    En repêchant le corps de Margaux dans les vagues, Arnaud, ex flic, ne croit pas à la version de la noyade accidentelle. C’est en fouillant le passé trouble de la victime, une mannequin surfeuse vendant des photos de charme sur les réseaux sociaux, qu’il suit la piste d’un client riche protégeant farouchement son anonymat. Jusqu’à une salle de jeux clandestine où l’on gagne d’étranges trophées. Alors que des vendeurs d’armes fichés au grand banditisme lui tournent autour, Arnaud comprend qu’il piste pour eux un narco trafiquant, en plus de rechercher un meurtrier. Dans une course où personne ne sait qui traque l’autre, l’ex flic compte sur la présence d’un vieux chien abandonné pour le sauver, que certains voient comme un esprit des dunes. Mais débusquer un tueur a un prix, une vérité qui se rappellera tardivement à Arnaud. 6è tome de la série, ce roman peut se lire indépendamment des autres.

  • Pignes... et Revirements - Carole Meudic

    Couv pignes et revirements 1

    « J’ai rencontré quelqu’un… » Tu parles ! Pour ne pas subir la torture d’un confinement citadin, Clémence était partie dans le sud-ouest avec Auguste et Manon. Lui devait rester à Paris, pour le travail. Un bon prétexte. Il avait enfin du temps à consacrer à sa blondasse de maîtresse, en toute liberté. La séparation avait été fatale pour le couple ; l’autre lui avait sauté sur le grapin. Divorce. Changement de vie. De Parisienne, devenir Landaise. Vous imaginez le dépaysement…

    C’est donc dans une ambiance de roman Feelgood que semble nous conduire Carole Meudic. Clem découvre Biscarosse, les forêts de pins, les lacs, la nature qu’elle parcourt avec son chien. Elle rencontre Maria Lopez, une voisine d’origine espagnole, un peu sauvage et difficile à cerner.

    Au fil des pages, cependant, tandis que Clémence apprend à oublier Paris et s’habitue à la beauté brute des Landais et épouse leurs traditions, le personnage de Maria se dévoile. Quelles cicatrices cherche-t-elle donc à cacher ?

    En fin de compte, une place importante est octroyée à la psychologie féminine, dans ce bon roman que je vous recommande.

    Résumé :

    Clémence a tout plaqué. Ou c’est plutôt Bruno, son mari, qui l’a plaquée. Il y a quelques mois encore, elle menait une vie confortable de bobo parisienne. Sur un coup de tête après le divorce, la voilà qui part s’installer dans un petit village des Landes. Elle est seule. Elle ne connaît personne. Elle a cinquante ans. Elle doit refaire sa vie.

    A près de trois mille kilomètres de là, aux Canaries, Maia, victime de la violence de son mari depuis des années, panse ses blessures à l’hôpital de Lanzarote. Il s’en est fallu de peu que cette dernière rixe ne lui soit fatale.

    Deux destins. Deux destins de femmes, combattantes, qui doivent se reconstruire et écrire un nouveau chapitre dans leur vie.

    Carole Meudic nous tient en haleine avec un récit en écho, au rythme enlevé, dans lequel elle pose un regard sensible et drôle sur la femme d’aujourd’hui.

  • E viva la Chiavatura - Le Vidame de Loches

    Couv e viva la chiavatura

    « E viva la chiavatura » est avant tout un éloge de la beauté plastique, qui attise les sens et affole la raison. Ne devrait-on pas d’ailleurs parler d’Art Plastique, quand il s’agit d’un hommage à Delacroix ?

    Le Vidame de Loche est peintre du désir. Le corps est déshabillé, montré nu, sans fausse pudeur. C’est d’une plume fine qu’il trace les fantasmes de l’adolescent, les rêves du voyeur, les films de l’obsédé. Et derrière ses traits, se tapissent des sentiments forts, comme la puissance érotique d’un regard amoureux partagé, la sensation de néant quand le sexe a quitté l’amour.

    J’ai beaucoup aimé ce « Je lui appartiens » qui rend la « Soumission véritable » et rappelle la passion unissant Éléa et Païkan dans « La nuit des temps » de Barjavel. J’ai été amusé par ce roi du monde qui s’envole du haut d’un gratte-ciel newyorkais. J’ai trouvé sensuelle « La fermeture Éclair » avant qu’elle devienne fétiche sadomaso.

    J’ai apprécié, tout au long de ce recueil, l’amour respectueux du partenaire sexuel, en particulier dans « Le dîner silencieux » qui montre la puissance érotique d’un regard amoureux complice, ou la tendresse sensuelle que peut provoquer une assiette mal lavée.

  • Entre les morts et les vivants - Joël Mansa

    Couv entre les morts et les vivants

    Jean est le deuxième des trois fils Mancilla. Il ne sait rien faire de ses mains. Toujours à lire ou rêvasser et à se rebeller, il refuse de suivre le droit chemin. Celui du travail manuel, utile, viril. Sa mère ne lui cache pas que son comportement est la cause de la violence de son père. Il est nuisible, comme un corps mort au milieu des vivants.

    C’est la peur, tatouée à l’intérieur de son ventre, qui l’accompagne lorsqu’il doit quitter le logement parental, à quatorze ans. Il ignore tout de la tendresse, de l’attention, de la compréhension, de l’amour que vont lui apporter les belles personnes qui l’accompagneront sur son chemin d’éveil.

    Sa soif d’apprendre n’a d’égal que son incommensurable envie de vivre accepté, compris, apprécié. Cependant, il reste habité d’une peur honteuse, tache indélébile qui l’empêche « d’être heureux, léger, enfin. »

    Sous la plume de Joël Mansa, Jean nous choisit comme confidents de son voyage initiatique. « Parler de ses peines, c’est déjà se consoler », disait Albert Camus. Mais parler de sa douleur est-il guérir, et de son enfance pardonner ?

    La mort est un cœur qui bat en silence.

    Résumé :

    Jean Mancilla, dans un récit comme une confidence, raconte les 25 premières années de sa vie. Enfant en proie à la violence paternelle, perdu face à l’indifférence maternelle, il est, malgré son goût de la lecture, sa passion pour la poésie et ses aptitudes aux études, retiré de l’école dès 14 ans pour être mis en apprentissage. Nous sommes dans les années 1970. Personne ne s’interposera entre le père et le fils, personne ne protégera le narrateur de cette histoire.

    Pourtant dans ce roman aux nombreux rebondissements, malgré les épreuves les plus difficiles que la vie lui inflige, les expériences et aventures du héros le conduiront à se reconstruire grâce à des rencontres hors normes et salutaires pour lui. Sa vie dans un monastère bénédictin, son désir d’apprendre, son regard aigu sur le monde, sa capacité à aimer, sa volonté de survivre dans les pires situations font de ce livre un véritable hymne à la vie.

    Petit, on comprend tout. Ce n’est pas la peine de croire à l’innocence qui arrange bien ceux qui la détruisent, je n’ai jamais été dupe de rien.
    Un roman construit comme un road movie, d’apprentissage et initiatique, une aventure à travers le monde d’un enfant détruit par la violence des adultes et qui se reconstruit grâce à des rencontres hors normes et salutaires.

    En une série de scènes qui s’enchaînent sous la formes de petites paragraphes indépendants, qui en font l’originalité, tant sur la forme que le fond, Entre les morts et les vivants est un roman d’apprentissage au sujet aussi bouleversant qu’actuel : la violence faite aux enfants.

  • Les fantômes se lèvent toujours à l'Est - Emmanuel Gallant

    Couv les fantomes se levent toujours a l estC'est une véritable leçon d'humanité, au sens intemporel du verbe être, que nous propose Emmanuel Gallant dans ce grand roman d'imagination sur fond d'Histoire tragique.
    « Les fantômes se lèvent toujours à l'Est. » Martin le sait bien qui, orphelin désemparé, amoureux rejeté de Flora, quitte un occident au présent futile pour étreindre le passé douloureux des innocentes victimes de tortionnaires avides de suprématie.
    Plus que frôlé par la mort, Martin est habité des âmes volées par les bourreaux Ishii-sama et son héritier Yukio Chiba, qu'il doit combattre et anéantir. du mur de Berlin à l'unité 731 d'Haerbin, son périple s'apparente à un voyage chamanique. Mais est-il vraiment le nouveau maître des morts, digne de recevoir les carnets de Lune et de Nikolaï ?

  • Du crépitement sous les néons - Rémy Lasource

    Couv du crepitement sous les neons

    Peut-être connaissez-vous le roman « Du crépitement sous les néons », paru aux éditions Ex-Aequo en 2017. Si vous ne l’avez pas lu, vous pourrez bientôt le voir sur les écrans.

    J’ignore comment FGKO, les deux complices réalisateurs, parviendront à traduire cette envie d’être noir, comme le chantent si bien Claude Nougaro ou Nino Ferrer. Sans doute, l’acteur Jérémy Laheurte, déjà célèbre par son rôle de commissaire dans la série « Paris Police 1900 » et l’actrice Tracy Gotoas, remarquée notamment dans le film « Au-dessus des nuages » seront-ils des alliés puissants de la mise en scène.

    Pour ma part, j’espère que les dialogues et les images sauront restituer l’état d’esprit de Yann, ce grand adolescent passionné et sensible qui ambitionne de réussir sa vie, quels que soient les moyens d’y parvenir, déchiré entre une banlieue terne, dévastée, morne, morbide mais éthique et un centre parisien éblouissant, resplendissant, moral mais inhumain.

    J’espère encore que Dara, prostituée (oserai-je dire de naissance), ne sera pas, malgré sa jeunesse, prise pour une innocente et faible femme, même si elle est effectivement soumise à la loi du milieu. Elle sait aussi se battre.

    L’histoire que nous propose Rémy Lasource n’est pas une romance, mais un tableau de notre société où l’égalité des chances n’est qu’un artifice politique. Si le scénario parvient à restituer l’esprit du roman, ce que je souhaite à l’auteur, alors sans aucun doute, « Du crépitement sous les néons » sera un grand film.

  • La ventriloque vaginale

    Couv la ventriloque vaginale

    J’ai rencontré Armelle Le Golvan au salon littéraire de Plombières les Bains en juin dernier. En attendant les éventuels lecteurs intéressés par ses ouvrages, elle réalisait au crayon un portrait d’enfant. De l’art.

    Elle m’a dédicacé son roman « La ventriloque vaginale » que j’ai grand plaisir à chroniquer.

    D’aucuns prétendent qu’il faut laisser parler son inconscient. En matière de développement personnel, et surtout si vous êtes un cul coincé, je vous invite vivement à lire cet excellent livre d’Armelle Le Golvan (co-écrit avec son vagin, si je ne m’abuse).

    Vous passerez un moment délicieux en compagnie de Sabine, une ventriloque pas comme les autres.

    Il y a de l’humour dans ce roman, et aussi des descriptions dignes d’une aquarelliste. Cependant, le sujet est grave et très sérieusement développé.

    Un roman magnifique et plein de vie.

  • Histoire de dupe - Laurent Moulin

    Couv histoire de dupe

    Vous vous souvenez du commissaire Moulin ? Eh ! Bien, ce n’est pas de lui qu’il s’agit aujourd’hui. Mais de Laurent Moulin, auteur chez Ex-Aequo du roman policier « Une histoire de dupe »

    Son héros s’appelle Milton Ford.

    C’est un détective contemporain, plein d’entrain, de bonne humeur et d’efficacité. Toujours à la recherche d’indices, ses maîtres à penser s’appellent Maigret, Rouletabille, Holmes !

    Mais où chercher lorsque le frère de votre cliente a disparu sans laisser aucune trace ? Victor French est tellement ordonné, discret, secret ― maniaque, osons le dire ! ― que notre enquêteur, obstiné, va devoir en appeler au plus profond de son imagination et de sa déduction pour confondre un kidnappeur machiavélique.

    Entre voisine curieuse et bavarde, psychologue bizarre, voyante extra-lucide, homme d’affaires louches, l’enquête ne s’annonce pas sans risques…

    Milton Ford va devoir être prudent et perspicace !